Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

Avis aux fans de Naruto et de x de Clamp

Voici une page consacrée aux mangas, et aux persos et histoires passionnantes que l'on peut y trouver. Mes coups de coeur du moment sont nana, fruits baskets, sayuki, mais surtout X de clamp, même s il n'y a pas beaucoup d actu cette année. Cependant, j'aime et j'ai aimé une foule d'autres titres. J'essayerais de vous en faire une liste. :)
Mes persos préférés dans ces mangas sont hachiko, kyo, hakkaï et Subaru ( et sa relation déchirante mais passionnante avec seïchiro , certains diront que je suis sadique ), mais ca ne m empêche pas d'avoir un avis et une affection pour plusieurs autres persos ( peut être aussi pour les vôtres).
Comme j'adore écrire, voici tout d'abord un petit texte, message de Sub pour Seï, qui se situerai plutôt lors de sa recherche du sakurazukamori, en supposant qu'il soit devenu plus ou moins conscient du fait qu'il ne le haïssait pas (je suis bien consciente que dans le manga il n'en prend vraiment conscience que lorsqu'il le "tue")
Je suis malheureusement consciente que Subaru et Seïshiro ne m'appartiennent pas, mais qu'ils sont la propriété de leur auteur ( le studio clamp) et de leurs éditeurs, et je les remercie mille fois pour leur création. Seule la pensée est libre des droits de propriété.
On imagine le mignon Subakun seul, dans son appartement vide, assis sur le lit, et contemplant la photo que l'on voit dans la série à la fin de l'épisode où il "tue" Seïshiro. Avec de si tristes mais jolis yeux verts (ou un seul si vous préférez). Quel mots adresse-t'il au visage souriant de celui qui a brisé sa vie? Essayez de vous mettre dans ses chaussures avant de les lire. Vous êtes Subaru, vous êtes nostalgique, et vous pensez avec douleur.

 Si je ne dois éprouver pour toi que de la haine et plus d'amour , alors je te haïrai.

 Si la seule pensée pour toi à laquelle j'ai droit est une obsession meutrière; si pour que tu t'intéresses à moi il faut que je sois fort, pour pouvoir te gêner; si les seules attentions que tu as pour moi sont tes sarcasmes et ton air moqueur qui me glace, alors je les rechercherai, car je ne sais plus vivre dans un monde où il n'y aurait pas de sentiments entre nous.

 Si la seule chose qui nous rapproche est que je te pourchasse pour t'éliminer alors je dirai à tous que c'est ce que je fais.

 Si les seuls contacts que tu m'offres sont tes tortures, notre lutte et mes blessures, alors je les subirai pour être prêt de toi; je lutterai pour que nos esprit en combat se frôlent, comme nos shikigamis; et je te laisserai m'atteindre pour garder même au loin un souvenir de toi.

 Je n'arrive pas à mettre un mot sur ce qui nous lie. Mon simulacre de haine, ton indifférence.
Pourquoi est ce que je viens me brûler les ailes dans ta froideur?
Pourquoi ne m'as-tu pas tué si tu as gagné le pari?
Il doit bien y avoir un nom pour tout ça.

Si vous avez des commentaires n'hésitez pas. J'ai essayé de montrer la confusion qui règne dans son esprit, son tiraillement entre ses obligations et ses sentiments qu'il se cache ( à côté de leur histoire, Roméo et juliette c'est de la gnognotte). Avez vous une suggestion pour répondre à la phrase finale. J'avoue que moi aussi, j'ai ma petite idée là dessus.

A bientôt j'espère.

message perso

le 13/06/2005 à 15h32
Un très bon anniversaire pour Noémie, ce 14 juin

cadeau

le 14/06/2005 à 12h27
Pour son anniversaire, un petit cadeau pour Noémie: une image de son perso préféré de SDK (Samouraï Deeper Kyo), et une petite publicité pour son blog: http:/hachiko.bloxode.com qui est en lien dans mes favoris, et où il y a des images de Fruits Basket et SDK (et sans doute d'autres mangas par la suite), ainsi que des dessins. Souffle bien fort tes bougies.
Une nouvelle fic pour un nouveau jour.
Au fait, voici la photo dont il nétait question dans le dernier article.

Après l’esprit torturé du Subaru adulte, voici le rafraîchissant Subaru enfant, dans toute sa splendeur, dans une réadaptation du célèbre conte du chaperon rouge. Devinez qui est le loup.

Les personnages appartiennent à Perrault et à ses sources d’inspiration, et le style à Jean de La Fontaine, et non à moi, à moins que je ne sois leur réincarnation (j’espère que non). L’histoire appartient à Clamp, dont je ne fais malheureusement pas partie.


LA VERITABLE HISTOIRE DU PETIT CHAPERON ROUGE
By http:/subakun.bloxode.com


Il était une fois, dans une fort ancienne, belle mais profonde forêt, un petit chaperon rouge qui se promenait accompagné de sa mère-grand. Personne ne l’avait encore prévenu de l’existence du loup (tu fais pas ton boulot mère-grand !).

Alors que mère-grand discutait avec un voisin rencontré sur le sentier, le petit chaperon rouge aperçu un arbre qui lui sembla de belle taille. Curieux, il s’approcha lentement, sans se soucier du sentier. Arrivé au pied de l’arbre majestueux, une bête cruelle finissait d’engloutir un malheureux enfant.

Jamais, au grand jamais, le petit chaperon rouge n’avait entendu parler de cet animal. Le loup, car c’en était un, et dans la force de l’âge, avait, lui, entendu parler du petit chaperon rouge, et il voyait qu’on ne lui avait pas menti. Foi de loup, l’enfant semblait tendre. La bête était repue mais rusée, et par son ramage, teint si beau langage, que la bête partie le chaperon rouge fut perdu et resta fasciné. Il oublia tout de la rencontre.

Mère-grand ayant fini de parler confiture, retrouva le petit chaperon rouge. Elle était très fâchée, mais elle pâlit lorsqu’elle vit la main du petit chaperon rouge. Avant de partir, la bête avait délicatement imprimé la trace de ses dents dans la chair de la main du petit chaperon rouge. L’enfant était marqué et mère-grand jura, mais un peu tard, que le loup ne le retrouverait plus.

Quelques temps plus tard, mère-grand demanda au petit chaperon rouge de porter à travers la forêt, des petits pots de beurre et des galettes aux habitants de la forêt qui étaient en détresse et avaient besoin de réconfort. « Fais bien attention au loup, lui dit-elle, c’est une bête sanglante et criminelle. Et surtout, ne retire jamais tes jolis gants rouges ! »

Le panier était large et lourd. Or, il advint qu’en entrant dans les bois, son pied se prit dans une racine et il s’étala. Le loup, par le bruit attiré, s’approcha à pas discrets et l’aida à se relever. En un clin d’œil, il avait adouci sa voix, baissé ses oreilles, peigné son poil, et jamais il n’avait autant ressemblé au meilleur ami de l’homme. Sous les plis du joli gant rouge, il avait aperçu, avec ses yeux de loup, les bosses de la morsure qu’il avait faîte il y a de longues années.

« Où vas-tu, petit chaperon rouge ? »
Le petit chaperon rouge le dévisagea. Il n’avait rien à voir avec le loup dont on lui avait tant parlé. Il adorait les animaux.
« Je vais porter des petits pots de beurre et des galettes bien dorées aux gens qui en ont besoin. »

Le loup lui fit son plus beau sourire de ses grandes dents de loup. Il saisit le panier du tendre enfant.
« Je peux t’aider à porter ce panier. Nous discuterons en chemin, je m’ennuie tout seul. »

Le loup avait l’air si triste qu’il ne pu lui refuser. Et il avait un si joli sourire. Il était sûr que sa sœur l’aimerait bien.

On connaît la suite.

Voilà. J'ai essayé de représenter les principaux éléments de leur rencontre.
Un commentaire ou une critique à faire, une suggestion où une demande pour une prochaine fiction, l’histoire vous a tellement plu que vous l’avez imprimée, n’hésitez pas, écrivez moi un commentaire, même court.
j'avais oublié de préciser, mais il y aura surement des spoilers dans certaines choses que je mettrais. Si vous ne voulez pas, ne venez pas, mais je ne veux pas censurer ce dont je veux parler.
Une petite image de fruits baskets, dont j'aime énormément la série et aussi le manga (mais les images sont mieux dans la série), et qui a une atmosphère tellement apaisante qu'on en sort avec le sourire.
C'est clair, après avoir regardé tous les bouquins de X de Clamp (en particulier le 16), et être au bord du désespoir, visionnez la série complète pour vous requinquer.
Parce que s'il y a des mots qui vous blessent, il y a des mots qui vous guérissent (citation de fruits baskets, ou à peu près, je crois que c'était si il y a des gens qui blessent...)
Sayonara

bonne journée à tous

le 17/06/2005 à 12h27
Voilà une image qui ravira les fans de Kyo, mais énervera les fans de Yuki. Mais ce montage était trop tentant à faire.

mon vétérinaire

le 23/06/2005 à 09h51
Voici une reprise de la chanson mon légionnaire par hachiko (dont le blog est dans mes liens, adaptée à la situation Subaru Seïshiro, personnages et histoires de Clamp. Mais tout d'abord, un rappel de la chanson originale.

Mon légionnaire
Interprète : Serge Gainsbourg Paroles : Raymond Asso
Année : 1987 Musique : Marguerite Monnot

Il avait de grands yeux très clairs
Où parfois passaient des éclairs
Comme au ciel passent des orages.
Il était plein de tatouages
Que j'ai jamais très bien compris.
Son cou portait : "Pas vu, pas pris."
Sur son cœur on lisait : "Personne"
Sur son bras droit un mot : "Raisonne".

J'sais pas son nom, je n'sais rien d'lui.
Il m'a aimée toute la nuit,
Mon légionnaire !
Et me laissant à mon destin,
Il est parti dans le matin
Plein de lumière !
Il était minc', il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !

Bonheur perdu, bonheur enfui,
Toujours je pense à cette nuit
Et l'envie de sa peau me ronge.
Parfois je pleure et puis je songe
Que lorsqu'il était sur mon cœur,
J'aurais dû crier mon bonheur...
Mais je n'ai rien osé lui dire.
J'avais peur de le voir sourire !
J'sais pas son nom, je n'sais rien d'lui.
Il m'a aimée toute la nuit,
Mon légionnaire !
Et me laissant à mon destin,
Il est parti dans le matin
Plein de lumière !
Il était minc', il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !

On l'a trouvé dans le désert.
Il avait ses beaux yeux ouverts.
Dans le ciel, passaient des nuages.
Il a montré ses tatouages
En souriant et il a dit,
Montrant son cou : "Pas vu, pas pris"
Montrant son cœur : "Ici, personne."
Il ne savait pas...Je lui pardonne.

J'rêvais pourtant que le destin
Me ramèn'rait un beau matin
Mon légionnaire,
Qu'on s'en irait seuls tous les deux
Dans quelque pays merveilleux
Plein de lumière !
Il était minc', il était beau,
On l'a mis sous le sable chaud
Mon légionnaire !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !

Voici maintenant la version transformée:

Mon vétérinaire

Son œil droit était blanc, trop clair
Perdu pour moi je le croyais
Je n’avais rien compris, dommage
Je cachais des tatouages
Je n’avais pas encore compris
Que celui qui m’avait marqué c’était lui
Dans son cœur il n’y avait personne
Son bras droit avait tué tant d’hommes
Je croyais le connaître
Je savais rien de lui
C’était le Sakurazukamori
Mon vétérinaire
Et me privant de ma seule sœur
Il est parti en emportant
Toute lumière
Il était borgne, il était beau
Il sentait bon les cerisiers
Mon vétérinaire
Il y avait du sang sur ses mains
Mais il avait un doux sourire
Plein de lumière

Bonheur perdu, bonheur enfui
Toujours je repense à ce crime
Et l’envie de le tuer me ronge
Parfois je pleure et je songe
Que je dois lui ouvrir mon cœur
Et en face lui crier ma douleur
Mais je n’oserais jamais lui dire
J’ai trop peur de le voir sourire
Comment savoir je ne sais rien de lui
Il m’a trompé toute ma vie
Mon vétérinaire
Et me laissant à mon chagrin
Il est parti dans le lointain
Plein de mystère
Il était borgne, il était beau
Il sentait bon le tabac chaud
Mon vétérinaire
Il y avait du sang sur ses mains
Mais il avait un doux sourire
Plein de lumière

C’est sur un pont, près de la mer
Que son œil ne s’est plus ouvert
Dans les airs volaient des pétales
Il a montré mes tatouages, en souriant
Et il a dit, à mon oreille, « je… »
Il pensait n’être aimé de personne
Il ne savait pas…Je lui pardonne
Je rêvais pourtant que le destin
Me ramènerait un beau matin
Mon vétérinaire
Qu’on s’en irait seuls, tous les deux
Voir ma sœur dans son merveilleux
Pays de lumière
Il était borgne, il était beau
On l’a mis sous un cerisier
Mon vétérinaire
Il y a tant de sang sur mes mains
Et son doux sourire s’est éteint
Plus de lumière

nouvel avatar

le 24/06/2005 à 13h27
Voici mon nouvel avatar, que j'ai créé avec mes petites mains (oups, pardon, mon petit ordinateur) à partir de scans du DVD ou du manga. Il est un peu tristounet, mais je les trouve mignons quand même. Seïshiro a un air tellement paisible et heureux lorsqu'il meure dans les bras de Subaru. C'est un peu égoïste de sa part quand on sait à quel point Subaru va s'en vouloir et en souffrir par la suite. Mais c'est rare de le voir réellement sourire, je crois même que la seule fois ou il sourit vraiment ç'est quand il meurt. Courage Subaru, moi je suis toujours là!!

Voici une image du perso de Naruto qui m’a inspiré la fic qui va suivre. Eh oui, c’est mister Kakashi, notre maître bien aimé. Enfin, un petit avertissement, cette fic est inspirée des révélations sur le passé de Kakashi situées dans le numéro vingt sept. Alors il vaut mieux que vous connaissiez l’histoire avant de la lire.



 


 


ATTENTION ? SPOILERS !!



 


 


Kakashi ne m’appartient pas. Il appartient à son auteur, ainsi que l’histoire originale. Pourtant, s’il m’appartenait, j’en prendrais grand soin. J’ai simplement essayé de rester la plus proche possible du personnage. Je crois que je suis une sadique incurable : j’adore les persos torturés. Mais ne vous inquiétez pas, il m’arrive aussi d’avoir beaucoup d’humour. Enfin voilà. Retrouvons notre cher Kakashi, alors qu’il avait, si mes sources sont exactes, 14 ans (12 selon certains ?), et que l’occasion lui est donnée d’ouvrir les yeux sur lui-même. Inspiré de l’histoire qui est arrivé à son père dans sa jeunesse.



 


 


Première trahison



 


 


Ne t’attache pas aux gens. Je crois que c’est ce que je me suis répété intérieurement. Jusqu’à m’en convaincre. Mon père avait choisi de mourir. Il nous avait abandonnés. Ou peut-être était-ce nous qui l’avions abandonné. Le grand guerrier que j’admirais tant, et qui m’avais tant appris. J’étais aussi fier d’être son fils que lui l’était d’être mon père.



 


 


Et puis sont venues ensuite la honte, la médisance…Son échec, l’humiliation. Ce départ définitif et brutal qui sonnait comme une excuse. Comme une reconnaissance pour la faute qu’il avait commise. La loi l’ordonne. Un ninja doit faire abstraction de ses émotions.



 


 


Et encore plus que de trahir les règles des ninjas, j’avais peur de subir ce qu’avait vécu mon père. Les mains qui se détournent. Les regards qui évitent. Les langues qui se délient derrière ton dos. Derrière le nôtre. Quand ce n’était pas devant nous.



 


 


Tous ses morts à cause de lui. Pour sauver quelques vies. C’était comme si entre ses compagnons et les habitants, il avait choisi lesquels devaient mourir. Comme s’il avait manié les armes qui les avaient tous tués. N’avait-il pas compris, que c’est un honneur pour un ninja de sauver son village au prix de sa mort. Que la mission est plus importante que tout. Plus importante que soi. Que ceux que l’on aime.


Lorsque l’on noue ce bandeau on renonce à tout. On ne devient qu’un bras armé, au service de son pays. Aux ordres de son Hokage. Et on se doit d’armer ce bras le plus possible. Etre un objet pour accomplir sa mission. Pour être un grand ninja. La fierté du pays. Pour servir son village.



 


 


Ceux qui brisent les règles sont considérés comme des déchets. Je ne devais plus t’admirer. Pour mon village. Si je t’avais encore aimé, ça aurait été une trahison. Les lois ninjas n’autorisent pas un fils à aimer son propre père si celui-ci a trahi. Je devais montrer que je ne suivais pas sa faute. Cette silhouette fière et droite que j’avais vue tant de fois partir au combat pour tout donner à son village. Etais-ce celle d’un lâche ? Le père que j’avais admiré n’existait plus. Même avant sa véritable mort. Avait-il vu dans nos yeux que pour nous, il était déjà mort ?



 


 


Jamais je ne commettrais la même erreur. Elle nous avait emmenés si loin de nous. La vie de ses compagnons valait-elle de sacrifier tout cela ?



 


 


Et puis un jour, longtemps après, j’ai compris qu’il y avait bien eu quelqu’un, dans cette histoire, qui avait eu tort.  Mais ce n’était pas lui. C’était moi. C’était ma mère. C’était notre voisin. C’était le marchand d’en face, qui vendait ses poissons, à tous sauf à nous. C’était les enfants qui s’entraînaient au parc et le montraient du doigt en chuchotant. C’était leurs professeurs qui le prenaient maintenant en exemple de ce qu’il ne faut pas faire. C’était ses compagnons qui seraient leur femme et leurs fils dans leurs bras, et qui ne te connaissaient plus. C’étaient leurs femmes qui t’évitaient. C’était leurs fils qui n’avaient eu comme merci que ces pierres lancées un soir dans nos fenêtres. C’était les railleries de mes camarades.


 Le soin que l’on a pris à cacher ton existence, ton ancienne légende, ton passé de héros. Crocs blancs n’était pas mort. Il ne pouvait pas mourir, puisque selon eux, il n’avait jamais existé. Le mouton noir est écarté du troupeau. Il ne mérite plus d’être aimé. Mérite-t-il encore de vivre ? J’ai foncé tête baissée pour ne plus rien voir de ce qui était autour de moi.



 


 


Cependant j’ai gardé ce rêve qu’il avait mis en moi. Etre un grand ninja. Il avait fait de moi quelqu’un de fort. J’ai continué cette tâche. Jusqu’à l’extrême. Etre le meilleur ninja possible. Etre lui, mais en mieux. Ne pas commettre la même erreur.


Dès que je voyais quelque chose qui pouvait m’éloigner de cette voie, je le fuyais. Comme il me l’avait montré, briser les règles est synonyme de malheur. Il ne fallait pas aimer autre chose que son village. Je ne devais pas me consacrer à autre chose qu’à progresser. Et à éviter les liens. Tous liens. Ils font dévier de la mission.



 


 


Mais Obito, ce fameux jour, tristement fameux, a réussi à me convaincre de briser ces règles. C’est parce qu’au fond de moi je n’attendais qu’une chose. Qu’un jour, quelqu’un me donne raison de l’admirer. Quelqu’un me dise qu’il avait pris la meilleure décision. Je n’aurai jamais du perdre l’admiration que j’avais pour lui. Je n’ai jamais pu me résoudre à quitter le sabre qu’il m’avait légué.



 


 


Cet homme que je voyais partir au combat, son sabre sanglé au milieu du dos…


Cet homme qui baignait seul dans son sang. Diffamé, misérable…



 


 


c’ était un vrai héros !!



 


 


Je te promets, papa, que plus jamais je n’aurai honte de toi.


Ces mots là auraient-ils suffi à te laisser l’envie de vivre ?


Dis papa. Et toi, est-ce que tu es toujours fier de moi ?

A coeur perdu

le 08/10/2005 à 16h38

La vie d’un ninja n’est pas un long fleuve tranquille !

 


 


 


Voici le début de ce que j'espère être une longue fic qui suivra prioritairement les aventures et les coups de blues de Kakashi, mais fera également intervenir les personnages qui lui sont proches. Si vous ne lisez que la version française des tomes de Naruto, attention, il y a des spoils.

 


 


 


Bien entendu, comme je ne suis pas leur auteur, les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas.

 


 


 


Chapitre 1: Lever aux aurores

 


 


 


Comme à son habitude, dès que les premières sonneries du réveil retentirent,sa main s’extirpa péniblement de la couette douillette aux motifs guerriers pour l’éteindre. Malgré le poids qui pesait sur ses paupières et semblait les coller l'une à l'autre, il parvint à les entrouvrir suffisamment pour distinguer l'heure.

 


 


 


6 heures.

 


 


 


Sans s’attarder entre les draps pourtant doux et chaleureux, Kakashi se leva prestement, par crainte de se laisser submerger par le sommeil. Il fixa quelques instants les photos installées au dessus de son lit, s’attardant sur quelques visages qui fixaient droit devant eux le long futur qu’ils pensaient à l’époque avoir devant eux.

 


 


 


Ca avait été une de ses mauvaises nuits. Il avait viré et tourné, perdant le sommeil à chaque fois qu’il le trouvait, assistant à la naissance de chaque nouvelle heure accompagnée par un tic-tac d’aiguilles persistant. Trop de mauvais souvenirs. Trop de regrets essentiellement.

 


 


 


Avec le zèle qui le caractérisait lorsqu’il était encore shounin, le ninja effectua quelques exercices matinaux pour finir de se réveiller, et ne pas risquer de se faire battre un jour par ses propres élèves. Dans le cas contraire,son prestige en prendrait sérieusement un coup. De plus, ses apprentis ninjas saisiraient très certainement la situation pour se venger des longues heures qu'ils avaient passées à l'attendre par tous les temps. Et il avait l'impression que Sakura possédait assez d'imagination et d'esprit retords pour imaginer les pires tortures qu'ils pourraient lui faire subir. Et Naruto se ferait certainement une joie de les mettre en pratique. Si jamais il leur prenait l'idée de lui subtiliser son livre de chevet? Le simple fait d'y penser le fit frissonner de terreur. Pour sa propre survie, il devait faire en sorte qu'ils ne puissent jamais le prendre de vitesse. Chaque jour, il s'appliquait à effectuer une petite demi-heure d’exercices physiques, ni plus, ni moins. Accomplis au maximum de sa vitesse, cela lui permettait de faire plus du double de ce que ses élèves pratiquaient en une journée d'entraînement. Même si cela était incomparable avec ceux auxquels il s'astreignait lorsqu'il était encore parmi les anbus, et que ses chances de survie et de réussite étaient proportionnelles au développement de sa fibre musculaire et à ses réflexes.

 


 


 


Mais à présent qu'il était professeur, son timing était serré et minuté.

 


 


 


Une bonne douche glacée pour achever le réveil et lui permettre de reprendre son souffle et sa nonchalance légendaire, et notre maître préféré enfila sa tenue de combat.

 


 


 


6 heures 45.

 


 


 


Il avait failli être en retard. Satanée fatigue. Deux derniers gestes à exécuter avant de pouvoir se confronter au monde du dehors. De ses mains à présent gantées, il releva le masque de sa tunique, et l’appliqua avec soin contre sa peau. Le bandeau, sitôt attaché, vint couvrir à la perfection jusqu’à la plus fine marque de la cicatrice. Ayant depuis longtemps tenu à oublier la signification de ces rituels immuables, chacun puisant son origine dans des drames si lointains, Kakashi les fixa sans même les voir. Ils étaient devenu une seconde peau.

 


 


 


- Faudra que je pense à me marier un jour, ça serait bien d’avoir des cookies chauds au petit déjeuner. Où faudra pour une fois que je passe au rayon des livres de recettes de la librairie. Enfin, le moins fatiguant (et oui, avoir une femme ou cuisiner, ça fatigue !) serait de me faire livrer un petit dèj à domicile…dit-il en jetant à la poubelle le restant des emballages de ce qu’il avait eu sous la main et qui lui avait servi de petit déjeuner, mais il ne se rappelait déjà même plus ce que c’était.

 


 


 


6 heures 50 exactement.

 


 


 


Il détestait être en retard et se faire attendre pour ce rendez-vous matinal. Il n’aimait pas ça. Il ne savait jamais comment se faire pardonner. Jamais les rues de Konoha ne lui avaient parues aussi longues. Il croisa Gaï sans même lever les yeux, sans quoi il aurait vu que celui-ci avait ouvert la bouche pour lui parler, mais il était trop occupé à traverser les allées à grands pas. Il l'entendit vaguement hurler les mots « affront, impoli, et rival éternel », mais il ne s’en soucia pas plus que d’habitude. Les commerçants commençaient à installer leurs rayonnages. Il devait être sept heures. Comment pouvait-il être en retard encore une fois. Comment arriverait-il à se faire pardonner un jour, avec un tel laisser aller.

 


 


 


7 h 05.

 


 


 


A cet endroit, personne ne criait jamais à son arrivée. Encore et toujours le silence. Il préférait mille fois les hurlements hystériques de Naruto (qui devrait quand même bientôt commencer à muer, sinon c'était inquiétant et cela n'allait pas l'aider pour ses futures conquêtes féminines), les reproches stridents et indignés de Sakura, et les regards assassins de Sasuke réunis à ce silence dans lequel il pouvait lire tout et n’importe quoi. Tout ce qu'il craignait. Indifférence, mépris, ou pire encore : lui y entendait toujours une mise en accusation.

 


 


 


Il y entendait un reproche pour chaque attente déçue, chaque échec, chaque trahison. Tous ceux qu’il aurait mérité, mais que la personne dont le nom était inscrit depuis à présent de longues années, avait été trop généreuse pour lui adresser.

 


 


 


- "Me voilà Obito. J’espère que tu n’as pas attendu trop longtemps." De toutes façons, il ne pouvait toujours arriver que trop tard, il était déjà mort depuis de longues années.

 


 


 


Il n’y avait pas à dire. Il devait être un masochiste fini pour venir là chaque matin depuis toutes ces années. Du moins lorsqu’il était au village. Mais il le lui devait bien.

 


 


 


La vie était ironique. Lui que l’on appelait un génie, qui avait des capacités, une force et une intelligence, à ce que ses professeurs avaient toujours dit, au dessus de la moyenne. Lui qui avait vaincu de nombreux ennemis et sauvé tant d’alliés et d’habitants de Konoha. Ce foutu génie. Pourquoi ne lui avait-il pas servi à protéger les seules personnes au monde qu’il aurait désiré voir survivre. S’il avait vraiment été un génie, aurait-il pu faire autant d’erreurs dans sa vie ?

 


 


 


Mais à chacune des occasions les plus importantes, dans lesquelles il aurait du briller, il avait échoué lamentablement. Comment avait-on pu encore après, vanter son nom aux quatre coins du pays ? Comment pouvait on encore l’admirer ? Cela faisait bien longtemps qu’il avait réalisé que toute réputation est somme toute bien disproportionnée. Un génie incapable d’éviter une pierre tombant dans son angle mort. Et par-dessus tout incapable de penser par soi-même. Il n’avait pas su soutenir son père et l’avait trahi. Sa conduite par la suite avait été des plus stupides. De quoi mourir de ridicule. Sa soi disante force ne lui avait même pas permis de sauver son maître du démon aux neufs queues.

 


 


 


Encore à présent, il ne pouvait se contenter que d’enseigner le plus qu’il pouvait à ses élèves, mais il n'était pas bien doué dans ce rôle non plus. Naruto avait appris bien plus en fréquentant Jiraya quelques jours, qu’en suivant ses entraînements plusieurs mois. Pourquoi lui semblait-il que tout ce qu'il avait à cœur de réaliser échouait inévitablement. Il n’aurait jamais assez du reste de sa vie pour se repentir de la liste complète de ses erreurs, qu'il avait l'impression d'accumuler année après année. Le pire de tout étant que les statistiques démontraient que ce n'était pas qu'une impression. On allait le traiter de parano ou de défaitiste, mais il commençait à se dire qu'il y avait bien longtemps que plus aucune catastrophe ou échec personnel ne lui avait explosé à la figure. Bien longtemps qu'il n'avait pas perdu quelqu'un qui lui était proche. Bien sûr, il y avait bien eu la mort de l'hokage, mais il ne pensait pas à ce genre de personnes proches. Depuis la mort de l'éclair blanc, la dernière personne réellement proche qu'il avait perdue, il s'était appliqué à ne plus s'attacher autant à quelqu'un et y assez bien avait réussi. Les seules personnes auxquelles il n'avait pu s'empêcher de s'attacher depuis ce jour étaient ses élèves. Alors pourquoi ce funeste pressentiment?

 


 


 


- Quelque chose ne va pas Obito. Quelque chose va mal se passer. J’ignore quoi. Si tu étais là, tu pourrais sûrement me dire quoi . Mais je sens qu’encore une fois, je ne serais là que trop tard. A quoi cela sert-il de s’apercevoir de ses erreurs passées, si on ne peut pas empêcher celles à venir? On ne peut que les laisser venir s’accumuler petit à petit, puis constater les dégâts. Alors qu’aujourd’hui je suis sensé être un professeur respectable et le pilier de mes élèves. Tu te souviens de ma première mission en tant que chef d’équipe ?

 


 


 


Mais il s’interrompit soudain. Levant les yeux au ciel, il venait de s’apercevoir que le soleil avait continué sa course sans lui, et qu’il était déjà haut. Comme chaque matin, il n'avait pas vu le temps passer. Et il lui était impossible de se rappeler l'heure du rendez-vous qu'il leur avait fixée. Il savait qu’il allait être en retard une deuxième fois ce matin. Mais celle là était habituelle...

 


 


 


Gaï poussa un soupir de soulagement, lorsqu'il aperçut la silhouette de son rival sauter de toits en toits et se diriger vers l'endroit où lui et ses élèves venaient de croiser les trois apprentis ninjas de Konoha les moins respectueux de leur professeur de toute la cité. Du moins s'il en croyait les noms d'oiseaux qui avaient fusés en choeur de leur bouche lorsqu'il avait eu le malheur de leur demander d'avertir Kakashi qu'il l'invitait déjeuner ce midi. Une seule chose était sûre, son collègue était attendu de pied ferme. Et il n'aurait pas aimé être à sa place.

 


 


 


Voilà, j’espère que ce premier chapitre vous a plût. Si vous êtes d’accord, nous allons continuer ensemble notre petit voyage dans la vie de Kakashi sensei.


Dans le chapitre 2, nous le verrons rejoindre ses élèves…ce sera assez animé comme vous pouvez le prévoir. Mais avant tout cela, il faut que je sache si vous avez aimé le chap 1 et si vous voulez voir la suite!

 


 


 


Alors commentaires please, pour me faire part de vos impressions… Et est-ce que vous voulez une suite?

 


 


 


Et en même temps, répondez à mon petit sondage pour savoir quels sont les personnages préférés de Naruto de mes lecteurs. Vous ne pouvez nommer que trois persos. Comme cela, vous aurez plus de chance de les voir apparaître dans la suite.


 


 


 

Nouvelle mise en page.

le 12/10/2005 à 01h09

Nouveau! Mes fictions seront désormais classées également dans les rubriques sur le coté droit de l'écran, sous la présentation du site.

Pour l'instant il n'y en a pas beaucoup, mais quand il y en aura plus, je pense que ça pourra vous être utile.


Vous pouvez laisser un message sur le livre d'or pour donner votre avis sur le blog (en haut à droite).


Les articles sont maintenant classés du plus récent au plus ancien pour vous permettre de voir plus rapidement les nouvelles mises à jour.

J'ai remis mon ancien avatar.

Chap2 La vie d'un ninja

le 16/10/2005 à 22h23

Bien entendu, comme je ne suis pas leur auteur, les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas. Seule la pensée est libre des droits d’auteurs.


Chapitre 2 : Je préfèrerais que vous disiez «  vous nous avez manqué !! »

 Assez rapidement, Kakashi atteignit l’endroit où ses élèves l’attendaient de pied ferme et d’humeur massacrante. Ou plutôt, l’endroit où ils auraient dû l’attendre de pied ferme et d’humeur massacrante. Perché sur la gouttière du toit le plus proche du lieu de rendez-vous, Kakashi se pencha de tous les côtés pour tenter d’apercevoir quelque part une touffe rose, blonde ou brune, mais aucune n’était aux environs. Se pouvait-il qu’ils en aient eu marre d’attendre et soient rentrés chez eux ?  A vrai dire, il avait pensé les premiers jours qu’ils feraient ainsi après avoir constaté qu’il arrivait systématiquement en retard, mais son équipe ne s’était jamais découragée. Ils ne l’avaient jamais encore forcé à venir les chercher à domicile et à les traîner jusqu’au lieu d’entraînement. Réfléchissant encore quelques secondes, il esquissa un sourire, avant de s’exclamer en poussant un soupir de soulagement et en reprenant Le Paradis du batifolage à la page où il l’avait laissé avant de se coucher la veille au soir : - « Eh bien, on dirait que je vais avoir plus de temps  libre que prévu aujourd’hui. Ca tombe à point, j’étais justement en train de relire le chapitre sans conteste le plus marquant que Jiraya ait jamais écrit. Je pourrais enfin le lire au calme, sans ces sales mioches dans mes pattes. » Sur ces mots, il s’assit en tailleur à l’endroit même où il était, et se mit à ricaner en rougissant au rythme des mésaventures d’un héros qui rencontrait décidemment de bien jolies femmes.



 


 


 


Et ce qu’il avait prévu arriva…Il eu juste le temps de se baisser avant d’éviter une armée de kunaïs et de shurikens qui volaient droit dans sa direction, et ricochèrent sur le toit derrière lui. L’un d’eux lui érafla la main au passage, mais la coupure n’était rien par rapport aux tâches qui rougissaient à présent les pages auparavant d’une blancheur virginale. Ainsi donc, ils voulaient passer aux choses sérieuses, ils allaient être servis !! Tout en évitant l’attaque éclair de Naruto, il envoya un kunaï en direction de Sasuke, eh oui, c’était bien lui qui avait commencé les hostilités. Naruto devait avoir mis toute sa rage dans l’action, car un immense trou fendit le toit d’un malheureux propriétaire qui avait, espérait-il, assuré sa maison tous risques. Tous les bons assureurs de Konoha incluaient les dommages accidentels causés par les ninjas trop impulsifs dans la garantie tous risques, avant les incendies et les catastrophes naturels, à cause de leur fréquence. Emporté par son élan, Naruto faillit chuter à l’intérieur, mais se retint in extremis. Kakashi attrapa son bras et se servi de son élan pour le projeter en direction de la cheminée dont Sakura venait de sortir. Tous deux se télescopèrent bruyamment, roulèrent le long du toit et atterrirent lourdement sur le sol en poussant une multitude de cris aigus, soulevant un énorme nuage de poussière d’où émergea Sasuke. Celui-ci avait vraisemblablement évité le kunaï, mais il en gardait une longue estafilade sous l’œil droit. Une fine trainée de sang courait le long de sa joue. Décidément, en plus de leur réapprendre à cacher leur chakra en embuscade, il allait devoir leur expliquer une nouvelle fois qu’on ne doit pas sous-estimer la capacité de réponse d’un ninja même lorsqu’il vient de riposter à une attaque. Mais Sasuke avait toujours eu tendance à surestimer la portée de ses propres attaques. Kakashi était assez rapide pour l’éviter facilement. Malheureusement pour Kakashi, la gouttière avait visiblement été éprouvée par la chute de ses deux autres élèves l’instant d’auparavant. Alors qu’il y prenait appui pour éviter un coup de pied rotatif du jeune brun, il entendit un immense crac, et sentit son appui se perdre dans le vide. Avant qu’il ne puisse trouver une échappatoire, le premier coup de son élève le cueillit en plein ventre, tandis que l’autre pied évita son cou grâce à une esquive désespérée, mais heurta son menton avec un bruit sourd. Sans sa grande capacité à encaisser les coups, il aurait été K.O. pour quelques minutes, mais sa lucidité lui permis d’empoigner au passage le jeune Uchiha par les chevilles. Après une pirouette effectuée en catastrophe, il reprit contact avec la terre ferme, et plaqua Sasuke contre le sol sans ménagement, s’asseyant sur son dos et lui tordant les deux bras en arrière. Le nez de l’héritier des Uchiha trempait dans le sol poussiéreux. Tant pis s’il froissait sa susceptibilité, mais après tout lui non plus n’avait absolument pas essayé de contrôler sa force.


Les trois attaquants maîtrisés, le silence était de retour. Sakura gémit en se relevant, secouant la poussière qui recouvrait ses vêtements et imprégnait ses cheveux, et s’éloignant précipitamment de Naruto. Ce dernier semblait déjà avoir oublié l’échec de leur attaque, et ramassa avec un grand sourire le nœud qui avait glissé des cheveux de Sakura. Il eut juste le temps de le temps de le cacher avant qu’elle ne s’aperçoive de son absence. Sasuke envoya un regard furieux à son maître, mais il était trop fier pour se débattre comme un ver de terre pour essayer d’échapper à sa poigne. De plus, il était conscient que sans l’effet de surprise, le meilleur de sa force resterait vain. Sentant les muscles de Sasuke se détendre, le ninja de rang supérieur relâcha son étreinte et se redressa, toisant les trois comploteurs. - « Je vois que vous êtes apparemment ravis de me voir, et impatients de vous remettre à l’entraînement. Certains mettraient certainement  ceci sur le compte de la fougue de la jeunesse, mais vous auriez pu au minimum essayer de mettre en application les différentes techniques que nous avons vu ensemble cette semaine, plutôt que de vous ridiculiser avec cette attaque désordonnée. Il ne s’agit pas de surgir tous trois de directions différentes pour piéger son adversaire, il faut avoir anticipé toutes les réactions que celui-ci risque d’avoir. » Il essuya le sang qui coulait de l’écorchure de son menton, déclenchant un sourire discret mais évident de satisfaction chez son auteur. La journée s’annonçait vraiment très difficile !! - « Vous êtes encore en retard maître Kakashi. Et en plus, si nous ne vous avions pas attaqué, vous seriez resté à lire tranquillement votre fichu bouquin !! Et... et ... Non mais ce n’est pas possible ! Posez ce bouquin pendant que je vous parle !!! ... Vous m’entendez ! » Devant  l’absence de réaction du ninja, Sakura se résigna une nouvelle fois. Naruto pris le relais : -« Et pourquoi êtes-vous en retard aujourd’hui ? Vous avez intérêt à avoir une bonne excuse cette fois-ci !! » Kakashi se décida enfin à ranger son livre. Les enfants ne semblaient jamais fatigués de lui hurler dessus. Pourtant ce n’était rien par rapport aux dizaines de reproches journaliers qu’il criait lui-même sur Obito chaque journée d’entraînement. Avec le recul, il s’était rendu compte à quel point il avait été odieux et méprisant avec lui. Mais à l’époque, il ne supportait pas ses retards incessants, et le pire de tout, c’était ses excuses bidon du genre : - « J’ai été coincé derrière la charrette d’un paysan qui transportait de la paille. Ils avancent vraiment lentement quand ils sont chargés, vous savez. » Son faux air candide et naïf ne passa évidemment pas. Mais ses élèves s’étaient déjà bien agacés contre lui depuis les dix minutes qu’il venait de passer en leur compagnie. Tous les trois se mirent en route à la suite de leur maître sans mot dire. Sasuke lui envoya un regard lourd chargé de reproches.

 



 


 


 


 



 



 


 


 


 


Décidément, il faudrait qu’il ait une nouvelle discussion avec le jeune garçon. Kakashi savait pourquoi il était si renfermé. Lui aussi avait traversé un drame familial dans son plus jeune âge. Le massacre de sa famille. La trahison de son unique grand frère. Mais il savait aussi que cette obsession était destructrice pour son élève. Il se rappelait encore les paroles assurées d’Orochimaru tentant de le convaincre. « Tes paroles et tes actes… Tout ce que tu fais est si vain... Le sceau que tu as apposé ne sera d’aucune utilité. Saisis-tu ? Il est assoiffé de vengeance... et pour atteindre son but son cœur se noircit… Son profil est vraiment intéressant. Il viendra à moi. C’est inéluctable. Il voudra s’abreuver de mon pouvoir !!! » Ce funeste présage. Il se devait de tout faire pour empêcher qu’il se réalise. Bien qu’ils soient de la même famille, Sasuke et Obito avaient des caractères diamétralement opposés. La candeur et la détermination de Naruto lui rappelaient plus assurément son ancien coéquipier. Sasuke avait hérité du sérieux de sa famille, le drame qu’il avait vécu dans sa jeunesse avait certainement assombris son caractère. Kakashi avait déjà parlé de tout cela avec lui. Il avait essayé de l’amener à travailler plus en équipe, à s’ouvrir davantage aux autres. Mais les résultats étaient encore bien limités. Cependant, il ne pouvait pas croire que Sasuke céderait à la tentation. Après tout, il le connaissait mieux qu’Orochimaru. Mais cette certitude ne l’empêchait pas de s’inquiéter. C’est sans doute pour cela parmi d’autres choses qu’il méditait de plus en plus longtemps auprès d’Obito chaque matin, cherchant une inspiration géniale qui ne venait jamais. Et encore une fois, il repensa à toutes ces situations où il n’avait rien su faire pour préserver les personnes auxquelles il tenait. Cette fois-ci, il devait absolument trouver un moyen. Il devait parvenir à être un soutien moral pour Sasuke. Un soutien comme celui que l’éclair jaune de Konoha avait été pour lui. Toujours là à comprendre les épreuves qu’il traversait. A le conseiller et à le soutenir. Après le décès de son père, après le décès d’Obito…jusqu’à sa propre mort, peu de temps après. Un soutien presque paternel. Une main sur son épaule dans les moments difficiles, un sourire pour le dérider, des critiques pas toujours faciles à entendre, mais toujours constructives. Avoir quelqu’un qui le soutenait l’avait en quelque sorte empêché de plonger trop bas, là d’où l’on ne peut plus remonter. Yondaïme le savait très certainement. Il n’avait pas voulût remplacer son père, mais simplement veiller sur lui à sa place, comme un service rendu. L’empêcher de se sentir seul trop longtemps. Kakashi aurait bien aimé tenir ce rôle pour Sasuke. Il tentait de le conseiller du mieux qu’il pouvait, d’être un pilier sur lequel le jeune orphelin pouvait compter. Mais il savait bien qu’il n’avait pas la prestance du quatrième Hokage. Et que Sasuke tout comme lui dans sa jeunesse, restait sur la défensive.



Ce n’est qu’après que l’heure du déjeuner soit dépassée depuis plus d’une demi-heure, alors que Naruto et Sakura pestaient contre ce sans cœur qui les faisait poireauter inutilement pendant plusieurs heures, puis les faisait bosser comme des malades pour les faire mourir d’épuisement sous prétexte qu’ils étaient en retard (à qui la faute ?), et qui les affamait, que Sakura se rappela finalement de la commission dont l’avait chargé l’énergique maître de Lee. Rancunière, elle pensa un instant garder l’information pour elle, mais à la pensée qu’un tête à tête avec le maître des tortues ne faisait certainement pas partie de la liste des dix meilleurs moments de la vie du ninja copieur, elle s’empressa d’aller l’informer que maître Saïto Gaï désirait le voir de façon non officielle à l’heure du déjeuner, dans la taverne la plus merveilleuse de la ville, pour s’entretenir avec lui d’informations les plus importantes et plus confidentielles qu’il existe. C'est-à-dire, connaissant son exagération sans limite, sans doute trois fois rien, sinon il n’aurait pas fait un tel tintamarre. Kakashi soupira. Ce rendez-vous ne lui inspirait rien de bon. Il se demandait vaguement ce que pouvait bien tenir à lui dire Gaï. Habituellement, il aurait pensé à un nouveau défi, mais le point de rendez-vous n’était pas en plein air. Et pour parler d’une nouvelle mission, ou d’un problème de sécurité, la discussion pouvait se passer dans le bureau de Tsunade. Cela avait tout l’air de s’annoncer comme une de ces discussions strictement sérieuses et personnelles qu’il fuyait habituellement comme la peste. A moins que Gaï n’ait un service à lui demander. De toutes façon, il savait ce qui l’attendait s’il ne venait pas au lieu indiqué. Gaï n’était pas du genre à lâcher prise facilement. Lorsqu’il avait une idée dans sa fichue tête, il était impossible de le faire abandonner. Et il était prêt à absolument tout, même aux choses les plus embarrassantes possibles pour l’obtenir. Et connaissant sa patience et sa persévérance légendaires, il était sûrement encore en train de l’attendre à la taverne. Il y a décidément des journées plus exécrables que d’autres. L’air résigné, Kakashi soupira : - « Et en plus de ça, il va encore me dire que je suis en retard ! » 


 


Voilà, voilà !! Dans la prochaine partie, nous assisterons à une discussion à cœur ouvert entre nos deux meilleurs rivaux. Je pense que ma fic s’assombrira de plus en plus d’ici quelques chapitres, puisque j’ai l’intention d’aller jusqu’au départ de Sasuke, voir au-delà. N’hésitez pas à me faire toute remarque, suggestion, ou à me donner la liste de vos trois persos préférés si vous êtes nouveau lecteur. J’essaye de vous faire parvenir mon nouveau chapitre dans les meilleurs délais.

 



 


 


 


 



 



 


 


 


 


 


 


 

Chapitre 3 : La vie d'un ninja

le 26/10/2005 à 14h29

Bien entendu, comme je ne suis pas leur auteur, les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas. Seule la pensée est libre des droits d’auteurs.

 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 


Chapitre 3 : Conciliabule

 



 



 



 



 



 



 



 


Le moins que l’on puisse dire, était que le ninja masqué n’était pas un inconnu dans la taverne. Plusieurs usagers le saluèrent respectueusement, tandis que le patron lui désigna le fond de la salle d’un signe de la tête, en se fendant d’un grand sourire. Après tout, c’était grâce à des clients dans le genre de Sharingan Kakashi ou de Saïto Gaï que les affaires marchaient rondement bien. Les ninjas moins prestigieux espéraient gagner en prestige en les côtoyant quelques heures, et les admirateurs venaient également nombreux pour se faire leur propre avis de la légende. Sans compter qu’on ne s’ennuyait généralement pas quand la bande au complet était là. Entre les récits d’exploits semi inventés et semi réalistes, accompagnés des bruitages de combat délirants, des blagues de potaches et des paris incessants qu’ils se lançaient, l’ambiance était tous les soirs très animée. Mais vous connaissez sûrement déjà bien ce genre de soirées entre célibataires !!

 



 



 



 


- « C’est rare de te voir ici en journée Kakashi, tu es tombé du lit ? Tu n’es pas censé t’occuper de l’équipe 7 ? Iruka avait donc tort, tu leur laisses du temps pour manger. Il chouinait que tu les ligotais avec un plat chaud sous le nez et puis que tu comparais la longueur du filet de bave. »

 



 



 



 


- « A ton avis, où sont-ils à l’instant même où je te parle ? Je suis juste venu chercher un nouveau mètre,  le mien n’est plus assez long pour mesurer celui de Naruto !»

 



 



 



 


Le patron ricana, notant intérieurement la pseudo info pour la ressortir à Iruka le soir même. Qu’importait que ce soit vrai ou non si cela lui permettait d’assister une nouvelle fois à une grande leçon de morale et de psychologie entre le tempétueux Iruka, et le placide Kakashi. Une chance pour eux qu’Iruka n’était jamais lassé du manque d’efficacité de ses plaintes, et des remarques méprisantes qu’il récoltait. Dire que les deux étaient souvent à couteaux tirés était un euphémisme.

 



 



 



 


- « Gaï t’attends au  fond, je vous ai mis dans un coin tranquille, loin des oreilles indiscrètes d’espions ennemis et des jolies filles qui pourraient te distraire, comme il me l’a demandé. S’il te sort le grand jeu et te mets la main sur l’épaule, méfie-toi. »

 



 



 



 


Avec un grand sourire taquin que l’on pouvait deviner au ton badin et léger de sa voix et aux plis marquant le tissu noir de son masque et le coin de ses yeux, Kakashi répondit du tac au tac sans se laisser démonter :

 



 



 



 


- « Qui te dis que je n’attends pas ce moment depuis mon plus jeune âge. Souhaite moi bonne chance. »

 



 



 



 


Les plus jeunes ninjas alentours s’esclaffèrent. Inutile de préciser qu’ils avaient tous compris la plaisanterie de leur aîné. Et tous étaient assez censés pour savoir qu’une quelconque romance entre les deux était strictement impensable, même si leur complicité derrière  leurs chamailleries était apparente pour les yeux des plus avisés. Gaï n’avait pas assez de poitrine pour pouvoir plaire à Kakashi. Une telle complicité était souvent présente entre shinobis de la même génération. Tous savaient que pour convaincre Kakashi d’accepter un service, il fallait passer par Gaï. Et vice-versa. Même l’hokage, lorsqu’il se faisait du souci pour l’un d’eux, préférait avoir l’avis de l’autre. A force de tester leurs limites, les deux hommes se connaissaient sur le bout des doigts, et pouvaient déchiffrer à coup sûr toutes les réactions de l’autre, y compris les plus infimes et les plus inconscientes. Leur proximité s’était nouée au fil des ans, presque à leur insu. Mais cela ne les empêchait pas de se comporter souvent l’un envers l’autre comme s’ils étaient encore les sales gosses qu’ils étaient autrefois.

 



 



 



 


Kakashi se fraya un chemin entre les tables, sa mauvaise humeur commençant à se dissiper et à s’évanouir comme l’ombre sous un soleil assez vif pour la chasser (n’en déplaise à Shikamaru). L’âme plus sereine, il apprécia presque de voir Gaï qui l’attendait à l’écart. A l’heure actuelle, il était en train de prouver par a + b à un anbu d’une table voisine, à grands renforts de gestes effrénés,  la véracité d’une histoire incroyable mais vraie qui lui était arrivée pas plus tard que la veille. Pour qu’un anbu ait du mal à y croire, elle devait être gratinée. L’anbu profita de la distraction de l’arrivée de Kakashi pour se fondre dans le décor. Pourtant, maître Gaï n’avait tourné la tête qu’un instant.

 



 



 



 


-« La peste soit de ces maudits anbus arrogants et présomptueux. Ils croient toujours tout savoir mieux que les autres ninjas. Mais c’est la force intérieure et la volonté inaltérable qui sont le véritable rempart d’un homme !! » Hurla-t-il d’une voix puissante à travers la salle, comme un gourou souhaitant en convaincre ses fidèles, les deux points serrés levés au-dessus de la tête en geste de victoire. « La persévérance, le travail, l’entraînement, c’est cela qui fait d’un ninja un guerrier fiable et puissant, et non la paresse d’un génie sûr de lui, mais qui fuit devant la moindre difficulté, et abandonne la discussion pour s’enfuir !!!... Qu’en pense mon rival éternel ?»

 



 



 



 


Gaï s’était levé et le toisait à présent de toute sa haute stature. Il avait tout oublié du motif qui lui avait fait convoquer son rival pour cet étrange conciliabule. Son œil luisant et buté mettait son invité au défi de lui démontrer le contraire, certain que l’ex anbu n’hésiterait pas à défendre le parti de son ancienne équipe, et saisirais au vol l’attaque personnelle déguisée qu’il venait de lui lancer. N’avait-t-il pas résumé, en quelques phrases assassines, le fondement majeur de la rivalité entre les deux hommes.

 



 


Son sourire dévoilait une immense rangée de dents qui luisait intensément, comme pour indiquer aux personnes alentours que seule une admiration sans faille était autorisée. Gaï avait toujours eu l’art de se comporter comme s’il était convaincu lui-même d’être le mélange détonant d’un sex-symbol et d’un super héros de comics américain. Mais personne ne se serait jamais avisé d’essayer de le détromper, car Kakashi mis à part, personne n’était jamais sorti indemne lorsqu’il s’était malheureusement trouvé entre le maître des tortues et ses convictions personnelles.

 



 



 



 


-« J’en pense que mon estomac est trop creux pour pouvoir philosopher pendant des heures, sur un sujet qui n’intéresse que toi. », répliqua-t-il posément avant de dépasser Gaï pour aller s’installer sur la chaise face à celle que l’autre ninja venait juste de quitter.

 



 



 



 


Il regarda quelques instants autour de lui, silencieux,  laissant assez de temps de silence pour  faire retomber l’ardeur de son collègue, qui se marmonnait pour lui-même des reproches venimeux pour avoir offert à son rival une nouvelle occasion de le moucher. Les paires d’yeux qui les fixaient depuis plusieurs minutes se tournèrent de nouveau vers la pitance baignant dans leur propre assiette.

 



 



 



 


Lorsqu’il vint se rasseoir, le chakra de l’ombrageuse panthère de Jade s’était considérablement apaisé. Sa voix avait quitté les aigus hystériques et il resta quelques secondes accoudé au bord de la table avant de parler. L’immobilité des traits de son visage indiquait le retour d’un des rares moments de tranquillité qui le traversaient dans la journée, et que certains auraient comparés au calme revenant après une tempête, lorsque le ciel s’est époumoné de toutes ses forces, crachant toute sa rage, déferlant sa colère, et se trouve contraint de reprendre son souffle sous peine de s’étouffer lui-même. Gaï ne s’acharnait pas contre des maisons de briques qu’il était sur de ne pas arriver à faire s’écrouler.

 



 



 



 


- « Ravi de voir que tu as trouvé un moment dans ton emploi du temps chargé pour venir me voir. Comment vont tes élèves ? Ils m’ont paru emplis de dynamisme ce matin.»

 



 



 



 


Il montra du doigt l’écorchure qui ornait toujours le menton de Kakashi, et que l’on apercevait à travers la déchirure que le coup avait causée au masque.

 



 



 



 


- « Eh bien, disons pour faire court qu’ils dépensent toujours leur énergie à tort et à travers. Mais qu’au moins ils passent une partie de leur temps libre à élaborer des projets communs. Il y a quelques frictions entre eux…. Mais les rivalités peuvent être de grands facteurs de progression ! Il n’y a qu’à voir les résultats que tu as eus avec Lee. Le tout est de les garder sous contrôle.»

 



 



 



 


Et c’était la partie la moins évidente !

 



 



 



 


- « Et Sasuke, comment s’est-il remis de l’attaque de son frère ? Malgré ta force, tu as été assez secoué toi-même par ce qu’Itachi t’a fait subir. Est-ce qu’il t’a parlé de la vision qu’il  lui a montrée ? J’étais là-bas, avec Jiraya, et j’ai pu voir qu’il était vraiment dans un sale état. Même Jiraya est inquiet à son sujet. »

 



 



 



 


Gaï ne manqua pas la légère crispation de la main de Kakashi sur la nappe. Ses doutes se vérifiaient. C’était bien là le sujet qui semblait préoccuper son rival de toujours, et le faisait paraître l’ombre de lui-même depuis plusieurs jours. Il avait toujours été assez distrait, bien sûr, mais il y a certaines limites à ne pas dépasser. Depuis sa guérison, Kakashi avait recommencé à lire très attentivement les pages de son livre fétiche sans jamais les tourner, et comme Gaï avait pu le constater encore ce matin, il restait plongé de plus en plus longtemps dans des pensées malsaines et inutiles. De plus, la veille au soir, signe qui trompait encore moins, il n’avait pas réagit à la blague désopilante de Kurenaï qui s’était lâchée et avait taquiné Iruka sur son penchant suspect à inviter en dîner en tête à tête les jeunes shinobis naïfs et célibataires de Konoha. Il s’était d’ailleurs éclipsé discrètement peu après.

 



 



 



 


- « Je lui ai posé plusieurs fois la question » commença Kakashi. « Mais il ne répond qu’à moitié. Il a l’art des phrases évasives qui sont censées répondre, mais noient seulement le poisson dans l’eau du bain. » Chose dans laquelle lui-même excellait également. « A moins de le ligoter et de le menacer de le livrer à Sakura et à Ino les pieds et poings liés,  je ne vois pas comment je pourrais arriver à le faire parler. Il n’a jamais été bavard, mais ces derniers jours il est vraiment à cran. Et il ne semble pas supporter que Naruto ait plus de puissance que lui. Je pense qu’il a eu un grand choc en s’apercevant que malgré ses efforts, il n’avait pas réussit à progresser assez pour vaincre son frère et venger sa famille. Mais il faut qu’il parvienne à prendre son mal en patience. »

 



 



 



 


- « Bien, parlons de toi maintenant. »

 



 



 



 


L’unique sourcil argenté s’éleva presque jusqu’à la racine de ses cheveux. Même si Gaï était l’une des très rares personnes avec qui il parlait de sa vie privée (qui était somme toute bien limitée), cela devait faire au minimum deux années complètes qu’une question strictement personnelle n’était pas venue sur le tapis. Gaï avait toujours eu le chic de poser les mauvaises questions aux mauvais moments. A croire qu’il savait en permanence comment mettre mal à l’aise son meilleur ennemi. Pour l’avoir connu pendant de nombreuses années, Kakashi s’était aperçu qu’en vérité, Gaï avait deux visages. D’un côté, celui au sourire plus blanc que blanc de l’excentrique individu à collants verts qui  pouvait être lourd, stupide, inutile et ridicule au possible, et vous donner envie de prétendre ne l’avoir jamais rencontré pour ne pas ternir votre image de marque auprès des jolies demoiselles. De l’autre, l’expression grave et sérieuse qu’il avait actuellement en face de lui, et qui apparaissait dès qu’il fallait s’engager dans une bataille sérieuse où il dévoilait l’immense étendue de ses capacités destructrices (qui faisaient que les rares ennemis qui en réchappait ne le sous-estimaient jamais une seconde fois, et que ses alliés l’estimaient malgré ses pitreries incessantes), ou bien lorsqu’il abordait un point qui lui paraissait important.

 



 



 



 


-« Hum, hum ! Serait-il possible de capter ton attention deux ou trois minutes, sans que tu te mettes à me dévisager en pensant à dieu sait quoi ? C’est effrayant !»

 



 



 



 


-« Peut-être, mais rapidement alors. Je ne suis pas en congé cet après midi, moi ! J’ai trois monstres qui ont sacrément besoin d’une séance défouloir qui les rende incapables physiquement et mentalement d’élaborer le moindre coup tordu. Et qui leur fasse regretter amèrement au minimum jusqu’à la semaine prochaine d’en avoir tenté un ce matin. »

 



 



 



 


-« Comme si tu avais prévu d’arriver à l’heure ! » Rétorqua son interlocuteur. «  Saisis plutôt l’occasion qui t’est offerte de parler de tes soucis à quelqu’un qui ne reste pas de marbre et qui est en mesure de répondre aux questions que tu te poses. »

 



 



 



 


-« A supposer que ces réponses existent, je ne suis pas convaincu que tu sois la personne la plus apte pour les trouver. » commença à argumenter le Jounin, espérant encore contre toute logique pouvoir s’en sortir avec cette excuse.

 



 



 



 


-«  Toujours la même attitude puérile… Tu sais que qui n’essaie rien n’a rien. Tu ne peux pas présumer avant d’avoir essayé. Deux cerveaux valent mieux qu’un… » Le débit de parole du ninja commençait à devenir rapide et hystérique, et ses traits étaient en train de retrouver leur mobilité naturelle, ce qui ne présageait rien de bon si Kakashi n’intervenait pas. Il devait calmer le jeu avant que Hulk, l’horrible monstre vert destructeur ne revienne prendre possession de ce corps pour le reste du repas.

 



 



 



 


-« OK, OK, OK… Je m ’incline. Je répondrais  à tes questions de mon mieux, si tu me jures que toute cette conversation restera strictement confidentielle, et que tu gardes ton calme jusqu’à ce que je sortes de ce lieu. »

 



 



 



 


-« Marché conclu !! Je n’en espérais pas tant de ta part. »

 



 



 



 


Les deux frères ennemis se fixèrent quelques instants.

 



 


-« Bon Dieu ! Je me suis fait avoir comme un bleu ! » Kakashi soupira devant le sourire de Gaï dont les extrémités remontèrent subitement jusqu’aux deux oreilles. « Vas-y, que veux-tu savoir ? »

 



 



 



 


-« Absolument rien ! Je sais bien que ta fichue fierté, qui fait de toi quelqu’un de si classe et populaire, t’empêche de t’épancher des heures durant sur une épaule compatissante. Même s’il s’agit de la meilleure épaule de Konoha. Musclée, douillette…Mais je voulais juste t’informer que tu n’es pas seul au monde, et qu’il y a des gens qui se font du soucis pour toi… » Gaï n’appréciait pas dire ce genre de sensibleries, mais son rival avait la détestable habitude de vouloir porter tout le poids des injustices du monde sur son dos, et d’agir comme si personne ne se souciait de son sort. « Et  ce matin, je t’ai croisé en allant entraîner mon équipe, alors que tu rendais ta visite matinale à Obito, et je t’ai aperçu rejoindre la tienne alors que mes propres élèves avaient déjà effectué plusieurs heures d’entraînements... »

 



 



 



 


-« Mes stratégies d’entraînement ne regardent que moi. »

 



 



 



 


-« Je ne suis pas en train de critiquer la façon dont tu entraînes tes élèves. En ce domaine, seul les résultats comptent, et au dernier tournoi, tes élèves étaient plutôt bien classés. » Ils avaient même battu les siens. « Je te parle simplement du fait que ces temps-ci ta conduite est inquiétante, voir malsaine. Tu as toujours été assez renfermé, mais ces derniers jours tu bats des records. Alors loin de moi l’idée de t’empêcher de te transformer en statue à la mémoire de nos chers disparus, mais ce n’est pas la place où tu seras le plus utile à Konoha… Et ce n’est pas cela non plus qui fera avancer le Schmilblick !! »

 



 



 



 


-« Je sais déjà tout ce que tu me dis. Ecoute, si je te parais si songeur ces temps-ci, c’est que je suis désespérément en train de chercher une solution à un problème qui se passe juste sous mes yeux et qui risque fort de se terminer en drame. » Il se repoussa une de ses mèches argentées, essayant de peser le poids de ce qu’il pouvait dire à Gaï. Après tout, il ne faisait que des suppositions qui reposaient plus sur son intuition et sur des changements d’attitude entre ses deux élèves, que sur des preuves formelles. Sasuke filait un mauvais coton, mais de là à alerter les autres professeurs sur le devenir du dernier Uchiwa allié au village…Sasuke ferait tout pour ne pas suivre l’exemple de son frère, quoique Orochimaru tente. Il ne voulait pas que l’on apprenne que Sasuke était sa cible, et qu’il soit montré du doigt. Ni que l’on murmure à son sujet entre ninjas. Il savait pour l’avoir vécu qu’en plus d’être destructrices, les rumeurs n’apportent aucune solution.

 



 



 



 


Gaï vit le doute dans la profondeur de l’œil de Kakashi s’affermir de manière irréversible en détermination. Quand le jounin avait ce regard là, même la bête fauve de Konoha savait qu’elle n’arriverait pas à ébranler la fichue tête de mule. Mais s’il n’avait pas eu cette détermination légendaire depuis son plus jeune âge, il n’aurait jamais survécu seul toutes ces années.

 



 



 



 


-« Ecoute, je reconnais que tu as raison au moins sur un point. Au lieu de cogiter seul dans mon coin, je ferais mieux de passer plus de temps sur le terrain. Il faut que j’arrive d’urgence à ressouder mon équipe. Peut-être que Yondaïme se cassait autant la tête à mon sujet. »

 



 



 



 


-« En temps qu’ancienne tête brûlée mal lunée et sale gosse capricieux, tu n’as qu’à imaginer ce qui t’aurais convaincu à l’époque. » Et deux insultes lancées l’air de rien. Deux !

 



 



 



 


-« Le problème est que justement, rien de ce qu’aurait pu me dire mon professeur n’aurait eu d’influence sur ma façon d’agir. La clé du problème est très certainement dans la résolution du conflit entre Naruto et Sasuke. Seules les paroles de ces coéquipiers peuvent peut-être arriver à l’atteindre. Il ne doit absolument pas sombrer dans la rancœur ou dans un sentiment négatif quel qu’il soit… » …sinon il risque de se laisser gagner par l’âme noire de la marque que lui a apposée Orochimaru, pensa-t-il pour lui-même.

 



 



 



 


Le ninja masqué avait rarement eu un tel ton catastrophé dans la voix. Il y a quelque chose qu’il ne me dit pas pensa Gaï. Il en faut plus que la crise d’ado d’un jeune blanc bec pour effrayer mon éternel rival !! Il va falloir que je surveille ça de plus près. Comme dit le proverbe, deux hommes avertis en valent quatre.

 



 



 



 


Quelques minutes plus tard, les deux ninjas finissaient de déjeuner en blaguant et en s’esclaffant comme si de rien n’était. Ils étaient en train d’élaborer une combine pour adresser une fausse invitation galante à Iruka sans qu’il ne se doute de rien… Et s’ils invitaient également une fille en même temps !! Il y avait un excellent modèle d’invitation coquine dans le deuxième tome du paradis du batifolage. Le tout était de trouver une fille assez laide et assez collante pour transformer sa soirée en un véritable enfer…

 



 



 



 


Pendant ce temps là, les trois ’ innocents’ ninja de l’équipe 7 se dirigeaient à la hâte vers le point de rendez-vous, finissant d’avaler en marchant leur casse-croûte rapide.


Dans le prochain chapitre…eh bien, je pense à une nouvelle mission pour l’équipe 7. Et Kakashi aura fort à faire !! Des blessés en perspective. Commentaires please.

 



 



 



 

chap 4 La vie d'un ninja

le 02/01/2006 à 01h47

Malheureusement, Naruto et Kakashi ne sont toujours pas venus me supplier de les adopter. Leurs droits appartiennent donc toujours à leur auteur. Je garde l'espoir!

 



Rappel de la fin du chapitre précédent :

 



Le ninja masqué avait rarement eu un tel ton catastrophé dans la voix. Il y a quelque chose qu’il ne me dit pas pensa Gaï. Il en faut plus que la crise d’ado d’un jeune blanc bec pour effrayer mon éternel rival ! Il va falloir que je surveille ça de plus près. Comme dit le proverbe, deux hommes avertis en valent quatre.

 



Quelques minutes plus tard, les deux ninjas finissaient de déjeuner en blaguant et en s’esclaffant comme si de rien n’était. Ils étaient en train d’élaborer une combine pour adresser une fausse invitation galante à Iruka sans qu’il ne se doute de rien… Et s’ils invitaient également une fille en même temps ! Il y avait un excellent modèle d’invitation coquine dans le deuxième tome du paradis du batifolage. Le tout était de trouver une fille assez laide et assez collante pour transformer sa soirée en un véritable enfer…

 



Pendant ce temps là, les trois ‘innocents’ ninja de l’équipe 7 se dirigeaient à la hâte vers le point de rendez-vous, finissant d’avaler en marchant leur casse-croûte rapide.

 






 



Chapitre 4 Sale temps !

 



« Bordel, quel temps de chien ! »

 



Les pieds englués d’une couche de boue noirâtre et poisseuse, Kakashi-senseï se força à faire une halte pour reprendre son souffle, malgré l’urgence de la situation. A partir de quel moment avait-il commencé à perdre son légendaire sang froid ?

 



Aucune tempête ne l’avait jamais perturbé pour effectuer une mission en solo. Un bon ninja se doit d’être amphibie. Mais depuis que la situation lui avait échappé, cette bourrasque pluvieuse rendait toute recherche impossible.

 



Une heure… Une heure sans nouvelles…Une heure depuis que les élèves qui lui étaient confiés avaient disparu, dans des circonstances laissant craindre ou imaginer tout ce à quoi son cerveau habitué aux pires dénouements tragiques était capable d’envisager.

 



Sans oublier Pakkun… Pakkun qui avait disparu au beau milieu de la piste qu’ils étaient en train de suivre pour tenter de retrouver Naruto, Sakura et Sasuke. Le petit chien s’était avancé en rechignant contre le mauvais temps, plusieurs mètres en avant sur les traces de Sakura. Il était caché à la vue des yeux vairons du copy-nin par le rideau serré et piquant de la pluie, lorsque ce dernier tressaillit à l’écoute d’un long glapissement douloureux à plusieurs dizaines de mètres au nord – est…Le cri fut repris en écho par des chiens au lointain, faisant s’envoler la silhouette noire d’une chouette juste derrière lui. Kakashi frissonna. On aurait dit un hurlement à la mort…

 



Malgré sa rapidité, lorsque Kakashi arriva sur les lieux, il ne trouva qu’un fin kunaï constellé de longues traînées de sang rouges vives, qui disparurent rapidement diluées par les gouttes épaisses. La même arme que celles qu’il avait trouvées auparavant grâce à son fidèle pisteur, et qui étaient à présent toutes trois regroupés dans l’une des poches intérieures de sa combinaison, contre sa tunique. Trois armes pour trois disparus…

 



Sakura, Sasuke, Naruto.

 



Pakkun maintenant !

 



« Quelle merde ! »

 



Même après un examen approfondi, la forme des kunaïs ne révélait aucune appartenance à un clan que Kakashi aurait pu rencontrer lors de ses précédentes batailles. Sans doute une fabrication artisanale.

 



L’eau avait rendu l’arme muette, éliminant insidieusement toutes les odeurs, empreintes, ou indices que l’agresseur avait pu laisser derrière lui à son insu.

 



« Pas d’autre choix ! Il ne me reste plus qu’à essayer de continuer la piste de Sakura. Espérons que ce cabot remontait droit vers la gamine sans faire de crochet. »

 



« Tsunade va me tuer si je ne ramène pas les gosses à la maison pour le déjeuner. Il est un peu trop tôt pour déjà me faire mal voir du nouvel Hokage. Déjà qu’elle n’arrête pas de me chambrer sur ma défaite contre Itachi… »

 



« Le troisième était plus cool malgré son âge. »

 



Il soupira, sa main éparpillant un peu plus sa chevelure déjà mise à mal par l’averse tandis qu’il cogitait.

 



Sur le qui-vive, le ninja aux cheveux argentés se remit en mouvement, se dirigeant au pas de course en plein nord-est.

 





Tôt le matin même, dans le bureau de l’hokage…

 



« Eh la mamie, faudrait voir à ne pas te moquer de moi avec tes missions déglinguées et pourries ! Je te signale que j’ai vaincu Gaara il n’y a pas longtemps, et que l’ermite pervers m’a enseigné un tas de techniques cool et destructrices ! »

 



« Alors j’attends des missions qui puissent me permettre d’en mettre plein la vue à tous ! »

 



« Comme cela ils seront bien forcés de reconnaître que seul le grand et l’unique Naruto est digne de succéder à leur aimée mais regrettée Hokage, qui a fini par succomber à cause de la faiblesse de son vieux corps. Et ils applaudiront ma jeunesse et mon courage ! »

 



Une énorme tape… ou plutôt un énorme coup de poing déguisé en tape pour être poli devant son supérieur… atteignit Naruto sur le sommet du crâne, lui faisant ‘accidentellement’ se mordre la langue.

 



« Je te signale que tu es en train de parler d’elle ! » Murmura Kakashi juste assez fort pour que son élève indiscipliné l’entende.

 



« Pardonnez-le pour son emportement. Ce n’est encore qu’un shinobi inexpérimenté ! »

 



Kakashi fit son plus beau sourire faux cul, priant pour que Tsunade ne leur refile pas la mission la plus pourrie du tas pour faire regretter ses paroles à l’insolent braillard.

 



Sasuke envoya un regard mortel à l’idiot patenté qui venait de ridiculiser leur équipe. Et qui par la même occasion lui ôtait la chance d’avoir une mission de valeur qui lui permette de progresser.

 



Il allait encore passer une journée à gaspiller son temps et ses talents ! Ses yeux seraient devenus encore plus sombres s’ils n’avaient pas déjà été à leur maximum de noirceur.

 



Tsunade ne frémit même pas. Elle étouffa un bâillement.

 



Apparemment, il n’y a pas que son décolleté qui sache bailler, songea distraitement Kakashi, le regard fixé sur la ‘tenue’ de sa supérieure.

 



« Mon petit Iruka…Qu’avons-nous donc gardé en réserve pour un cas comme celui-là ? »

 



« Une mission d’investigation à l’extérieur, en forêt…mais j’ai bien peur que cela dépasse leurs compétences…Il s’agit de rétablir la tranquillité d’esprit des habitants qui résident au quartier est de Konoha, à l’orée du bois, en démasquant ce qui les menace. J’ai peur que ces jeunes apprentis ne soient pas très efficaces…»

 



« Ze prends ! »

 



« Ce n’est pas à toi d’en décider ainsi, Naruto. Mais je crois que l’échec de cette mission pourrait bien te ramener les pieds sur terre et te faire voir tes propres limites. Même avec un jounin comme le ‘génie’ Kakashi à tes côtés (ce dernier nota le sourire au coin de ses lèvres), je ne pense pas que vous puissiez résoudre ce problème…Mais je vous prends à l’essai…Tous les quatre ! »

 



« Montrez-moi donc que la réputation de l’équipe 7 est fondée ! Et pas seulement celle d’arriver en retard, de lire des bouquins douteux, ou de hurler hystériquement de tous les côtés ! »

 



« Je vous attends ici demain à la même heure pour me faire votre rapport. C’est un ordre ! Je ne tolèrerais aucun retard de la part d’un seul des quatre membres ici présents. »

 



« Hatake ! »

 



Kakashi tressaillit à l’emploi de son nom de famille.

 



« Iruka vous remettra tous les détails concernant la mission. J’attends de vous que vous les rameniez tous, personnellement, et indemnes, ici. A l’heure exacte ! Et pas de zèle, vos réserves de chakra sont encore basses !»

 



Oui maman !

 



Le jounin hésita entre sourire ou trembler.

 



Il commençait sérieusement à en vouloir au Sandaïme de s’être fait avoir.

 



Il n’avait pas mérité que Tsunade le traite ainsi.

 



Après un long soupir qu’il ne prit même pas la peine de dissimuler, Kakashi haussa ses épaules déjà voûtées et saisit le dossier que lui tendait triomphalement Iruka. Vu son grand sourire stupide de satisfaction collé jusqu’aux oreilles, il devait savourer sa vengeance pour cette histoire de faux rendez-vous avec cette folle furieuse.

 



D’un geste maladroit, Iruka remonta rapidement son col pour cacher à la vue de son collègue les suçons qui marquaient encore la peau blanche du bas de son cou.

 



« Merci Iruka-kun !»

 



Kakashi traîna ses disciples dehors en riant sous son masque.

 





« Quoi ! Une chasse aux fantômes ! C’est une plaisanterie ! »

 



Les trois gamins avaient perdu leurs airs triomphants et leur espoir.

 



Après tous ces mois à n’avoir que des missions basiques et à se faire expliquer la répartition des missions selon le grade des guerriers, ils n’avaient toujours pas compris !

 



Sakura regarda le résumé du dossier par-dessus l’épaule de son professeur, mais il n’avait rien inventé.

 





Plusieurs habitants du quartier est de la ville se sont plaints d’incidents étranges qui se sont passés lorsqu’ils traversaient la forêt pour se rendre à la rivière.

 



Incidents signalés : hurlements étranges, disparition d’objets, d’animaux de compagnie, sensation d’être épiés, arbres abattus…

 



Les responsables du quartier demandent qu’une équipe de patrouille soit envoyée sur les lieux pour mettre fin aux rumeurs et tranquilliser la superstition des habitants qui parlent de fantômes.

 





« En fait, il s’agit très certainement d’un plaisantin, rectifia son mentor. Cela peut être un vagabond qui a trouvé refuge dans la forêt, un habitant du quartier qui en veut à ses voisins, ou même de simples coïncidences sans aucun rapport entre elles – rien de bien palpitant pensa-t-il ! – C’est à nous de le découvrir en… »

 



« Sûrement pas ! Je propose que le grand nabot Naruto se dévoue pour rechercher le petit poucet. Pendant ce temps, nous nous entraînerons sérieusement et à fond, pendant que nous vous avons sous la main ! »

 



« Tout zela parce que monsieur Sazuke, le dernier des Uchiha de Konoha ne zupporte pas de z’être fait laminer comme un débutant et d’avoir pazzé la dernière zemaine à pionzer dans un lit d’hôpital ! » (Essayez donc de crier après vous être coupé un morceau de langue avec les dents!)

 



« Que je sache, ce n’est pas moi qui jouait les super – héros tout à l’heure ! Je suis le plus fort ! Je suis le plus grand ! Tremblez, braves gens, ne m’applaudissez pas tous à la fois ! Tu ne risque pas de mourir étouffé par ta modestie ! Remarque, c’est vrai que tu dois avoir des épaules très solides pour supporter le poids de ta grosse tête d’ahuri enflée de suffisance ! »

 



« Et toi tu ne rizques pas d’attraper un canzer du zerveau ! Faudrait d’abord que t’en ais un ! Ze rêve ! Des lezons de modeztie faîtes par Sazuke ! Sakura, pinzes moi, ze dois zêtre encore en train de pionzer ! Tu es zûr que tu t’es bien remis de ton traumatizme ? On ne t’a pas échanzé à l’hôpital ! Ze ne vais quand même pas m’ezcuser d’avoir fait plus de progrès que toi ! »

 



« Sale bâtard ! Je vais te… »

 



Une main enserra la bouche du jeune brun surmené, tandis que l’autre bras immobilisait la main levée, dispersant l’énergie qui s’y concentrait.

 



« INDEMNES ! M’a ordonné l’Hokage ! Faut – il que je te ligote et que je te traîne sur mon dos comme une jeune demoiselle inconsciente, ou bien tu peux contrôler tes pulsions animales ! »

 



Les pupilles du jeune morveux se rétrécirent haineusement. Kakashi ôta sa main de ses lèvres.

 



« Je peux marcher. »

 



« Bien »

 



Il relâcha lentement le bras de son élève.

 



« Ce sera certainement l’une de nos dernières missions de routines. Les anbus sont déjà tous sur le sentier de la guerre. Une source sûre m’a affirmé que Tsunade commence à envoyer des jounins un peu partout pour colmater des brèches dans la défense. Dès qu’ils vont sentir l’odeur du sang, nos anciens ennemis en sommeils vont se mettre en chasse pour arriver à nous faire plier. Dans mon état actuel, je ne peux pas grand-chose pour le village, mais dans peu de temps, je serais certainement appelé loin de vous. Malgré le peu de cas que vous semblez faire de cette mission, j’aimerais que vous l’accomplissiez avec le plus grand sérieux possible. Rigueur, précaution, travail d’équipe, sont plus que jamais d’actualité. Si je devais m’absenter, j’aimerais être rassuré sur vos capacités à vous sortir d’affaire ensemble, et voir ce que vous avez retenu de notre travail. »

 



« Avec une tare comme Naruto dans l’équipe, ça ne sera pas évident de mener la mission à bien. Il devrait être exclu et nous attendre en bordure de la forêt en nous préparant des sandwichs. Oh non ! Suis-je bête ! Il ne pourrait pas s’empêcher de se goinfrer en nous attendant ! »

 



« Enfoiré ! Tu… » Naruto sentit une paume se plaquer sur sa bouche, et une main tapoter son épaule dans un geste d’apaisement.

 



« Tous les deux ! Si je suis encore une fois obligé de vous forcer à vous taire, je vous promets de vous faire subir un châtiment tel que vous le regretterez jusqu’à la fin de vos jours ! Pourquoi pas vous faire nettoyer les toilettes des jounins, tous les deux, main dans la main. » Chuchota-t-il sur le ton de la plaisanterie.

 



« Et je vous préviens que certains d’entre eux ne savent pas viser. Surtout après avoir fêté un exploit à la taverne. Et je ne vous parle pas des nausées.»

 



Naruto pouvait voir l’apparent sourire sous le masque qui cachait le visage de son professeur, tandis que le regard de celui-ci se promenait des yeux du brun muet et boudeur à celui blondinet qui se trémoussait, mal à l’aise. Car malgré ce beau sourire, la main sur son épaule lui broyait l’os.

 



C’est pas juste ! C’est cet espèce de prétentieux qui a commencé !

 



« Bien, Sakura, je compte sur toi pour veiller sur les deux autres ! N’hésite pas à leur donner une bonne fessée s’ils l’ont méritée ! N’oubliez pas, c’est un travail d’équipe. Au moindre problème, appelez-moi à la rescousse. Vous devrez me retrouvez ici au plus tard lorsque le jour commencera à tomber. »

 



Sans que ses élèves aient pu le voir bouger, un livre surgit dans la main droite du jounin, tandis qu’il continuait à parler.

 



« Et je vous préviens, surtout, quoiqu’il arrive, ne soyez pas en avance ! »

 



Dans un halo de brouillard, le ninja copieur disparu soudainement du tronc de l’arbre contre lequel il se tenait nonchalamment appuyé l’instant d’avant, laissant ses élèves assis sur l’herbe, sous le feuillage épais qui les protégeait de la pluie.

 



« Le lâcheur ! On va lui montrer de quoi nous sommes capables ! »

 



Les yeux de Sakura luisaient de vengeance.

 



« Sasuke, Naruto, nous allons commencer par fouiller la forêt méthodiquement, en allant des habitationsjusqu'à la rivière. A trois, nous pourrons réagir plus rapidement si un incident bizarre se produit. Dès que quelque chose se passe, il faudra immédiatement en trouver l’origine et vous sauterez sur l’intrus pour l’empêcher de fuir. Pendant ce temps, j’irais déranger maître Kakashi de sa pause détente et je le ramènerais de gré ou de force pour qu’il constate notre efficacité ! Tout est clair ? »

 



« Excepté une chose. Je n’ai pas besoin de votre aide pour montrer à ce fantôme pourquoi les Uchiha sont réputés être les plus grands défenseurs de Konoha. Evitez de venir dans mes pattes pendant que je suis en action. Naruto, je te défie de découvrir la vérité avant moi. Voyons si tes actions désordonnées et pathétiques pourront l’emporter sur mon intelligence. »

 



Naruto pesta contre le blanc bec qui s’éloignait déjà en sautant d’arbre en arbre.

 



« C’est ce qu’on verra ! »

 



« Non, Naruto, attends… »

 



Evitant Sakura qui se précipita devant lui pour lui barrer le passage, il parti à la hâte dans la direction opposée à celleprise parSasuke.

 



« Je suppose que Monsieur à besoin qu’on le remette à sa place ! »

 



Il ne resta plus que Sakura, qui s’éloigna doucement sous la pluie, l’œil aux aguets.

 



« Et dire que je me plaignais lorsque Sasuke - kun restait silencieux… Quelle mouche le pique ! Il était si raisonnable avant…Beau et ténébreux ! (Sourire extatique et plein de regrets) Il a l’air tellement malheureux depuis qu'il a revu son frère… »

 



Du haut de la branche où il s’était perché pour observer la scène, Kakashi soupira à fendre l’âme, et glissa son livre chéri entre le tissu de sa combinaison et sa peau, à l’abri de la pluie qui venait de redoubler d’intensité.

 



« Et bien, on dirait que la partie est loin d’être gagnée… »

 



Tous ses sens en éveil, il se concentra pour localiser ses élèves.

 





Avis aux nouveaux lecteurs, n'hésitez pas à répondre en ajoutant un commentaire à mon petit sondage sur vos persos préféré qui me permet de mieux connaître mes lecteurs.

 



Vous n'avez pas aimé? Laissez moi vos critiques, il est toujours intéressant d'avoir du recul sur ce que l'on écrit, et d'avoir un autre avis que le mien ou celui de ma famille.

 



Certaines choses vous ont plu: notez-les moi rapidement, cela fait toujours plaisir.

 





 



Et toujours un grand merci aux lecteurs qui continuent de lire mon histoire chapitre après chapitre.

 


Kakashi

le 10/02/2006 à 01h08

Argh!! Faut dire que l'auteur nous nargue vraiment.


Je suis persuadée qu'il ne cache aucun secret sous son masque, et qu'il le garde simplement parce que c'est un associal patenté.


Et peut-être parce qu'il paraît plus vieux avec, sinon il fait jeune!

La vie d'un ninja 5

le 24/03/2006 à 23h38

 

 



Pour situer l’histoire par rapport aux volumes de Naruto (il est largement temps de le faire, mais je suppose que vous l’avez déjà plus ou moins deviné), l’action se déroule après que Kakashi et Sasuke ont tous deux subis les illusions d’Itachi. Ils viennent de sortir de l’hôpital depuis peu de temps. Dans l’histoire réécrite par moi, Sasuke ne rejoint pas immédiatement le parti d’Orochimaru. Son caractère a beaucoup changé depuis sa rencontre (oups pardon, sa défaite écrasante) avec son frère ainé, et il est très agressif envers Naruto. Mais il ne tardera pas à rejoindre le côté obscur de la force. (l’auteur ne se serait-il pas inspiré de l’histoire d’Anakin Skywalker ?).

 



 

 



Kakashi ne m’appartient toujours pas. J’entame la procédure d’adoption.

 




 

 




 

 



Rappel de la fin du chapitre précédent :

 



Evitant Sakura qui se précipita devant lui pour lui barrer le passage, Naruto parti à la hâte dans la direction opposée à celle prise par Sasuke.

 



« Je suppose que Monsieur à besoin qu’on le remette à sa place ! »

 



Il ne resta plus que Sakura, qui s’éloigna doucement sous la pluie, l’œil aux aguets.

 



« Et dire que je me plaignais lorsque Sasuke - kun restait silencieux… Quelle mouche le pique ! Il était si raisonnable avant…Beau et ténébreux ! (Sourire extatique et plein de regrets) Il a l’air tellement malheureux depuis qu'il a revu son frère… »

 



Du haut de la branche où il s’était perché pour observer la scène, Kakashi soupira à fendre l’âme, et glissa son livre chéri entre le tissu de sa combinaison et sa peau, à l’abri de la pluie qui venait de redoubler d’intensité.

 



« Et bien, on dirait que la partie est loin d’être gagnée… »

 



Tous ses sens en éveil, il se concentra pour localiser ses élèves.

 



Chapitre 5 :

 



 

 



Kakashi n’en revenait pas. Ses disciples devaient avoir mieux écouté ses leçons sur le camouflage et la dissimulation de chakra qu’il n’avait cru, à moins qu’ils ne soient déjà parvenus à l’autre extrémité de la forêt. Comparé à la veille, lors de leur embuscade ratée dont il avait été la victime, aucune comparaison n’était possible. Il n’avait ressenti aucun chakra dans les environs. Pas même celui de petits animaux, ce qui était plutôt inhabituel dans la forêt de Konoha, qui regorgeait habituellement de bestioles en tous genres, de tous poils et de toutes plumes.

 



 

 



Le silence.

 



 

 



En dehors du crépitement de la pluie sur la végétation et des murmures et chuchotements du vent s’engouffrant dans les arbres, l’ancien anbu ne percevait rien. Absolument rien. Un silence surnaturel.

 



Aucun bruit de mulot disposant à la hâte des feuilles à l’entrée de son terrier pour se calfeutrer de l’eau envahissante. Aucun piaillement d’oiseau rameutant sa nichée. Aucun signe de présence animale quel qu’il soit.

 



 

 



Kakashi comprit pourquoi les habitants du voisinage en étaient venus à parler de fantômes, car l’impression causée par le lieu était plutôt…inhabituelle. C’était comme lorsqu’il pénétrait dans un hameau qui venait d’être dévasté par des ninjas ennemis, et qu’il découvrait les maisons et les rues dévastées, sans autre présence que les corps morts, tous les animaux ayant fuit l’endroit ou baignant dans leur propre sang, et dans celui des autres. Sauf qu’ici, les arbres étaient debout et rien ne semblait avoir subi la moindre détérioration suspecte. Etrange…

 



 

 



Pendant une demi-heure, tous ses sens de pisteur en alerte, il avait remonté les trois pistes différentes, en suivant les indices laissés par les herbes aplaties et les écorces écorchées. Il avait même trouvé un bout de tissus orange arraché coincé au bout d’une branche cassée…et une pince à cheveux tordue au milieu des broussailles !! Erreurs de débutants. Sakura et Naruto auraient presque pu remonter eux-mêmes leur propre piste. Il avait largement de quoi leur flanquer la honte de leur vie devant Sasuke.

 



 

 



Faudrait vraiment qu’ils prennent les choses un peu plus au sérieux…

 



 

 



La piste de Naruto conduisait à une clairière, où il s’était visiblement assis pour grignoter sous un arbre, vu la marque de son postérieur visible parmi les feuilles humides écrasées, et les miettes qui l’entouraient. Il recherchait donc un nabot orange à la manche déchirée et aux fesses vertes et mouillées. Kakashi eu une pensée émue pour la blanchisseuse du coin qui devait entretenir les vêtements de l’orphelin.

 



 

 



Celle de Sakura conduisait… au côté droit de la même clairière. La deuxième pince à cheveux y avait été jetée, sans doute lorsque la midinette s’était recoiffée. Les coiffures dissymétriques ne doivent plus être à la mode !

 



 

 



…Bizarrement, Kakashi ne paru pas surpris lorsque les traces de Sasuke le conduisirent pour la troisième fois en peu de temps jusqu’à la fameuse clairière. Ce qui le surprenait le plus, était qu’à partir de cet endroit, les traces de ses trois disciples s’arrêtaient net. Même en repartant à dos d’oiseau, les marques les auraient trahis.

 



 

 



Alerté, le ninja copieur ne pu que déclarer forfait. Il devait faire appel à un spécialiste. Déboutonnant à la hâte une des poches situées sur sa poitrine d’un geste machinal, ses mains s’activèrent pour former les sceaux qui allaient rompre sa solitude. Dès qu’elles eurent stoppé leur mouvement, une immense fumée apparu devant lui… et se dissipa lentement pour laisser la place à une petite masse remuante aux pieds de Kakashi. Et la petite masse était de mauvais poil !

 



 

 



«  Nom d’un chien, on se gèle ici. Tu aurais pu prévenir. J’aurais apporté un parapluie et des bottes. Je vais laisser des marques partout en rentrant à la maison. C’est là qu’on reconnaît ceux qui ont la chance de vivre seul…personne n’est là pour t’engueuler lorsque tu as les pattes mouillées… En parlant de seul, tu n’étais pas censé avoir tes élèves aujourd’hui ? Ne me dis pas que tu les as encore laissés en plan. Surveille ta réputation Kakashi. Celle de ma meute en dépend. On n’aide pas n’importe qui… » Il stoppa net.

 



 

 



Le moins que l’on puisse dire, c’est que Kakashi n’avait pas l’air de vouloir plaisanter. Pakkun s’en aperçut dès que la fumée eu complètement disparu. Les sourcils du jounin étaient froncés, et son expression était mortellement sérieuse.

 



 

 



Pas le moment de plaisanter, pensa-t-il. Pourquoi c’est toujours quand ça tourne mal qu’on m’appelle ?

 




 

 




 

 



… Et maintenant, Kakashi était de nouveau seul. Pakkun avait retrouvé au cours de ses recherches trois kunaïs disséminés parmi des broussailles autour de la clairière. Des kunaïs qui sentaient le sang de ses trois élèves. Puis il avait disparu pendant qu’il tentait de suivre une piste infime qui empestait Beauté fatale, le nouveau parfum de Sakura.

 



 

 



Le ninja avait tenté de suivre la piste seul en fonçant droit devant, mais il avait eu la désagréable impression de tourner en rond. Il aurait du avoir traversé la forêt depuis longtemps, mais les arbres, la boue et les broussailles s’étendaient encore à perte de vue. C’était comme si la forêt était devenue infinie et cherchait à l’empêcher de sortir.

 



 

 



Faut que j’arrête de bouquiner n’importe quoi, mon imagination me joue des tours.

 



 

 



A bout de souffle, il stoppa sa course pour réfléchir. Il n’avait pas encore récupéré la totalité de ses forces, et, si elles étaient suffisantes pour retrouver un chat perdu ou capturer un plaisantin, livrer une bataille contre un ennemi invisible était une autre histoire.

 



 

 



Même inactif et bien à l’abri derrière son bandeau frontal qui barrait le haut de son visage, son sharingan était encore douloureux, et il ne lui serait pas d’une grande utilité en cas de combat. C’est pour cette raison que Tsunade ne lui avait confié aucune mission de rang A ou S après son examen de bilan de la veille. Ses rencontres avec les membres de la famille Uchiha étaient décidemment toujours marquantes. Mais Itachi n’avait absolument pas les mêmes qualités morales qu’ Obito, même si la famille Uchiha l’avait certainement considéré avec une énorme fierté lors des premières années de sa vie.

 




 

 




 

 



Le ciel s’est assombri depuis plusieurs dizaines de minutes et l’obscurité commence à envahir les sous-bois. A quelques mètres de là, Kakashi voit que les branches cessent pour laisser place à la clarté orangée des cieux. La fin de la forêt. Le jounin s’approche, plein d’espoir. Mais il ne s’agit que d’une nouvelle clairière. Après quelques enjambées, il aperçoit du coin de l’œil la pince à cheveux si familière, qui attend elle aussi sa propriétaire.

 



 

 



Retour à la case départ.

 



 

 



 

 



Soudain, de légers bruits de frottements rompent le chuchotis monotone de la pluie. Trop près du sol pour qu’il s’agisse simplement du frottement d’une branche.

 



 

 



Quelque chose approche. Peut-être un animal. Ou peut-être quelqu’un.

 



 

 



Le ninja reste simplement immobile, paraissant n’avoir rien remarqué, pour ne pas éveiller la méfiance de l’ennemi potentiel. Quelqu’un marche. Certainement pas un fantôme. Le bruit des feuilles qui régurgitent l’eau à chaque pas se rapproche petit à petit, parmi les arbres sur sa droite. Un bruissement lui parvient également depuis la gauche. Dos aux arbres, les muscles tendus prêts à entrer en action, et les yeux fixés sur la pleine lune feignant la contemplation, il entend monter lentement des bruits suspects provenant de quatre endroits au minimum, et se déplaçant en harmonie pour le cerner discrètement.

 



 

 



Les bruits cessent. Les secondes s’écoulent. Les présences ne disparaissent pas.

 



 

 



Les gouttes d’eau glissent sur la surface imperméable de sa veste, et sur ses cheveux déjà imbibés. Un mince filet d’eau glacée ruisselle sur la peau froide de son cou, s’infiltre sous son col, et descend le long de celle encore tiède de son dos, faisant tressaillir ses muscles contractés. Le frisson a suffit à le distraire un instant.

 



 

 



Comme un seul homme, six ombres surgissent en bondissant du mur d’arbres, surplombant la silhouette élégante du guerrier masqué de Konoha se dessinant à contre jour du clair de lune.

 



 

 



L’instant d’après, un festival d’armes diverses entra en action, lacérant l’air à l’endroit où il se trouvait précédemment. Les six intrus se questionnèrent du regard, avant de sentir une ombre redescendre à toute vitesse, et levèrent les yeux juste à temps pour voir une main gantée armée d’un kunaï fendre l’air et trancher net la gorge de l’un d’entre eux. Celui-ci s’effondra à genoux, sa main étreignant désespérément sa gorge à l’endroit où sa vie s’enfuyait en un long filet rougeâtre, puis s’écroula face contre terre, le visage noyé dans une flaque de boue. Les autres s’écartèrent précipitamment du point de chute de leur proie, mais deux d’entre eux ne furent pas assez rapides. Un coup de pied retourné porté à pleine puissance fit craquer les vertèbres du premier, tandis que le kunaï qui venait de servir de poignard au ninja copieur se planta dans la poitrine du second, passant avec une précision chirurgicale entre deux de ses côtes. Le ninja avait visé le cœur.

 



 

 



Les trois autres assaillants ne cessèrent de reculer que lorsqu’ils eurent mis plusieurs mètres de distance avec leur ennemi et les trois corps sur le sol autour de lui. L’attaque ne s’était effectivement pas tout à fait déroulée comme ils l’avaient prévu, mais ils avaient encore un avantage : ils étaient trois, lui était seul.

 



 

 



Enfin, vu la vitesse avec laquelle il venait de dégommer leurs trois complices, ils avaient plutôt du souci à se faire.

 



 

 



Sans leur prêter plus d’attention, Kakashi se baissa vers le cadavre le plus proche de lui pour examiner l’arme que sa main enserrait encore. Un kunaï de fabrication quelconque. Rien à voir avec ceux trouvés tout à l’heure.

 



 

 



Ce ne sont que des sous-fifres…

 



 

 



Les dits sous-fifres ne parurent pas apprécier le mépris apparent à travers l’attitude nonchalante de leur victime. D’un même mouvement, ils franchirent la distance qui les séparait du ninja accroupi, et le prirent à revers. Le corps de Kakashi se disloqua soudainement et se métamorphosa en grandes gerbes d’eau, et l’un d’entre eux s’écroula, raide mort.

 



 

 



Un clone aqueux !! Ne sommes nous pas censés être à Konoha, le village des feuilles ?

 



 

 



Kakashi avait une vitesse d’avance sur eux. Fauchant l’avant dernier mercenaire par l’arrière du genou droit, il l’enterra profondément sous terre, ignorant ses vociférations puis ses gargouillis désespérés, et remonta seul à la surface, tout en esquivant à la dernière demi seconde une volée de kunaï qui le prenait à contre-pied. Malgré sa dextérité, l’un des kunaï vint se ficher dans l’épaule droite de son uniforme, ajoutant une tâche de sang rouge vif au tissu déjà imbibé de boue et de pluie.

 



 

 



Sans lui laisser le temps d’ôter l’arme, le dernier survivant attaqua. Il devait avoir eu le temps d’analyser les mouvements du jounin pendant qu’il affrontait ses deux équipiers, car il esquiva aisément les premières ripostes du ninja masqué. Il devait être le chef de la bande, sa vitesse et sa force étaient nettement supérieures à celle des cinq autres. Il ne serait pas aussi facile à battre.

 



 

 



Parant du bras droit un coup violent, le jounin le renvoya violemment à plusieurs mètres en arrière, songeant paresseusement qu’avec son Sharingan, il aurait pu s’en débarrasser en un clin d’œil. Voyons s’il pourrait assouvir sa curiosité.

 



 

 



« Où sont ils ? »

 



 

 



« Qui donc ? » répondit le survivant, en esquissant un sourire moqueur…

 



 

 



D’accord ! Il est vraiment pas futé celui là. On dirait qu’il ne s’est pas encore rendu compte que les rôles se sont inversés…et que c’est lui qui est devenu ma proie.

 



 

 



Il est temps de le lui faire sentir.

 



 

 



Immobile, Kakashi laissa le type costaud se précipiter vers lui, toutes armes dehors, et ne réagit que lorsque le poignard était assez près de sa joue pour le raser de près, et la tête assez près pour qu’il puisse compter les caries des molaires de son agresseur qui avait ouvert la bouche en grand pour pousser un hurlement bestial qui devait être censé l’effrayer et le clouer au sol.

 



 

 



A la dernière seconde cependant, quand l’autre aurait pourtant pu jurer que la partie était gagnée, il libéra brusquement le chakra qu’il venait de malaxer et de mettre en réserve, et le concentra dans ses membres inférieurs, ce qui lui permis littéralement de s’envoler dans les airs, sans même être éraflé par la lame argentée. Laissant son agresseur emporté par son élan lui passer dessous, il sorti lui-même un kunaï d’une de ses poches et retomba dans son dos, calant la lame contre sa gorge, et stoppant son élan d’une main plaquée contre sa poitrine, pour éviter qu’il ne s’égorge lui-même.

 



 

 



« Les trois gamins qui étaient en promenade dans les environs… »

 



 

 



« Pas vu… »

 



 

 



« Permets moi d’être sceptique : ils ne sont pas vraiment du genre à passer inaperçu. Et à moins que cette forêt soit remplie de types qui sautent sur les promeneurs pour leur faire la peau, celui qui les a enlevés devait faire partie de votre bande. Mais peut-être que tu n’es pas assez haut gradé pour être au courant de toutes les infos. »

 



 

 



La fierté… c’était toujours ce qui les perdait ce genre de types. Ils ne se rendaient même pas compte à quel point ils se montraient stupides en voulant paraître intelligents.

 



 

 



« De toutes façons, ne te fais pas d’illusions, ils sont tellement bien cachés que tu ne parviendra jamais à les retrouver. Et ils ne sont pas en assez bon état pour s’enfuir…»

 



 

 



Son adversaire se tu aussitôt après avoir prononcés ces mots, et se mit à se débattre dangereusement, la lame encore plaquée contre sa gorge lui entaillant la chair, visiblement prêt à sacrifier sa vie pour ne pas compromettre davantage sa mission. Il devait servir une cause plus importante que ses propres intérêts, et s’était vraisemblablement aperçu qu’il en avait trop dit. Désireux de se donner un peu plus de temps pour décider de son sort, Kakashi relâcha son étreinte et laissa filer l’anguille à quelques pas, avant de reprendre l’assaut. Mais l’autre type ne se montrait plus coopératif.

 



 

 



Ayant finalement senti que le vent avait tourné, il essaya de profiter de la pénombre des arbres environnants pour s’éclipser. Le ninja copieur s’apprêtait à porter la dernière charge, mais il se ravisa au dernier moment, et le laissa s’enfuir. De toutes façon, il n’aurait jamais accepté de répondre aux questions suivantes. Et puis, il avait une meilleure astuce pour savoir où étaient passées ses trois brebis égarées.

 



 

 



Ils sont donc bien captifs tous les trois ces abrutis ! Il y a donc au moins une chose qu’ils ont réussit à faire tous ensemble. Mais je ne sais pas si je dois en rire où en pleurer. Enfin, apparemment, ils sont tous encore en vie.

 



 

 



Et moi qui ne rêvais que de finir ma soirée au creux de mon beau lit douillet en relisant quelques pages pour m’endormir…

 



 

 



Malgré ses jérémiades, Kakashi devait s’avouer à lui-même qu’il était plutôt soulagé.

 



 

 



Officiellement, perdre ses élèves l’embêterait à cause du rapport qu’il devrait alors faire à une Hokage certainement hystérique, et réputée pour ne pas mâcher ses coups.

 



 

 



Officieusement, c’était une autre histoire…

 



 

 



Peut-être que sa solitude était un peu moins consistante depuis qu’il devait prendre en charge ces trois ados pré pubères… Il avait d’autres centres d’intérêts que lui-même ou son passé. Même si les coups de gueule de ses chérubins lui faisaient douloureusement penser à l’époque douce-amère de sa propre formation, c’était agréable de retrouver un contact suivi avec des gens. Depuis la dissolution de son ancienne équipe, c’était ce qui ressemblait le plus à une famille. Même si les relations familiales n’étaient pas trop sa tasse de thé, il n’avait pas envie que sa nouvelle routine disparaisse. Pourtant, il savait le mal que cela peut faire, de se laisser rouiller en temps de guerre... Il devait commencer à vieillir.

 



 

 



« Voyons, Kakashi, lui aurait reproché le Troisième, si tu te trouves déjà vieux, que dirais-tu à mon propos…Non non, inutile de répondre. Mais saches que la vieillesse n’est qu’une lassitude. Que dirais-tu si je te disais que je suis encore dans la force de l’âge ?»

 



 

 



S’ébrouant brusquement pour chasser du même coup les gouttes d’eau et les souvenirs qui le refroidissaient et l’engourdissaient, Kakashi raffermit son corps et son esprit.

 



 

 



J’ai encore de nombreuses choses à accomplir.

 



 

 



Il n’avait encore jamais manqué au devoir, et une mission l’attendait. Son adversaire devait à présent être certain d’être hors de sa portée. Il sourit intérieurement.

 



 

 



Mémorisant l’odeur du sang imprégné sur son kunaï, il ôta celui qui était planté dans sa propre blessure et estima la perte de mobilité.

 



 

 



Ca aurait pu être pire.

 



 

 



Il quitta la clairière et s’engagea sur la piste encore fraîche de sa meilleure chance de retrouver ses élèves avant leur rendez-vous galant matinal.

 



 

 



L’anbu qui sommeillait en lui redemandait sa part d’action.

 




 

 




 

 



Voilà, c’est fini pour l’instant. Mais il y a encore beaucoup d’aventures prévues pour la suite. Ils vont en baver !

 



 

 



Un petit commentaire s’il vous plaît. J'aimerais savoir si quelqu'un suit la fiction sur mon blog, sinon je ne la mettrais plus à jour que sur http://www.fanfiction.net/u/900587/, où je suis inscrite sous le nom de Subakun-senseï. Alors si vous la suivez sur mon blog, prévenez-moi.


 

 



 

 


Retour à l'âge de pierre

le 02/02/2007 à 00h59
Pour retracer l'évolution de l'être humain de la préhistoire au monde moderne, créez votre homme ou votre femme préhistorique sur www.human-epic.com et faîtes le évoluer. Vous devrez le nourir, chasser, vous lancer dans des diverses quêtes pour le faire accéder au niveau d'évolution suivant.